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“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 1.1.16 à 17h

Les fêtes de fin d’année ne seraient pas tout à fait complètes sans ce traditionnel spectacle construit autour du corps de ballet des Rockettes, ces danseuses aux longues jambes spécialisées dans les ensembles parfaitement synchronisés.

Le plus grand théâtre de New York est doté d’une impressionnante machinerie très joliment exploitée par le spectacle, qui mise aussi sur les technologies avancées : outre toutes sortes de projections (dont un joli film en 3D), il y a aussi, depuis l’année dernière, de gros drones en forme de flocons de neige géants qui émergent de la fosse pour survoler le public.

Le spectacle est remanié et enrichi chaque année, mais il continue à faire la place belle aux grands classiques que sont le casse-noisette des jouets, le ballet des petits soldats de bois, … ou encore — et c’est presque étonnant tant les signes religieux sont désormais sujets à controverse — la monumentale nativité qui conclut traditionnellement le spectacle avec son défilé d’ânes et de dromadaires.

Pour ma part, je suis sous le charme dès que l’orchestre émerge de la fosse d’orchestre pour interpréter l’ouverture. Le ton est donné pour 1h30 de cette magie de Noël à laquelle les Américains savent si bien s’abandonner. Et ça fait un bien fou.


“New York Spring Spectacular”

Radio City Music Hall, New York • 5.4.15 à 17h

Mise en scène : Warren Carlysle. Direction musicale : Patrick Vaccariello. Avec les Rockettes, Laura Benanti, Derek Hough, Lenny Wolpe, …

SpectacularNouveauté au Radio City Music Hall, qui crée un Spring Spectacular dont le nom-même suggère qu’il est une sorte de déclinaison saisonnière du mythique Christmas Spectacular. Annoncé à l’origine pour 2014, le spectacle avait dû être annulé pour cause de difficultés techniques. Il a finalement ouvert ses portes cette année et semble rencontrer un assez grand succès — ce n’est pas si simple de remplir cette salle de plus de 6000 places dont, dit-on, aucune n’a une mauvaise vue.

Du côté positif : une débauche de moyens scéniques exploitant à fond la machinerie incroyable du théâtre et incluant des projections digitales dont certaines sont absolument sidérantes ; un orchestre éblouissant en formation “big band” dont le podium émerge régulièrement de la fosse pour mieux y replonger ; une séquence inoubliable au sommet de l’Empire State Building, sur deux des plus belles chansons jamais écrites, “The Way You Look Tonight” et “I Won’t Dance”, toutes deux composées par Jerome Kern ; des prestations fort sympathiques des deux stars du spectacle, la toujours délicieuse Laura Benanti, … mais surtout l’irrésistible Derek Hough, un danseur magnétique, rendu célèbre par ses succès multiples dans l’émission Dancing With the Stars (à côté de lui, Benanti fait un peu de peine lorsqu’elle doit danser). Et le fou-rire irrésistible de Laura Benanti au moment où une scène ne s’est apparemment pas déroulée comme prévu.

Du côté négatif : un spectacle qui ressemble parfois à une série de brochures d’office de tourisme ; une trame absurde, mal écrite et, du coup, mal jouée ; des références assez convenues aux nouvelles technologies ; des choix musicaux pas toujours convaincants.

La magie opère malgré tout, mais pas avec la même intensité que lors du Christmas Spectacular. Gageons cependant que le spectacle sera affiné et amélioré dans l’avenir. Il mérite sans doute une nouvelle visite.


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music Hall, New York • 23.11.14 à 13h

SpectacularL’arrivée de cet irrésistible spectacle annuel est le signe le plus sûr que le compte à rebours précédant Noël a commencé à s’égréner.

Chaque année, de nouvelles innovations technologiques viennent enrichir un spectacle qui sait aussi capitaliser sur ses numéros les plus connus, dont il est impossible de se lasser. (Ci-contre, la fameuse chute au ralenti des petits soldats de bois. Les photos sans flash sont désormais autorisées.)

Pour ma part, à l’instant-même où les premiers effets lumineux sont mis en route et où l’orchestre émerge par magie de la fosse d’orchestre pour interpréter l’ouverture, je suis sous le charme. Le mélange de tradition et de modernité est parfaitement dosé, et l’ensemble du spectacle témoigne d’une capacité à s’émerveiller qui en décuple l’effet.

Derrière moi, des personnes d’un certain âge qui voient le Christmas Spectacular pour la première fois s’extasient à haute voix de la succession de tableaux plus magiques les uns que les autres. Pour une fois, ces manifestations à haute voix ne me gênent pas. Au contraire, elles me confirment l’attrait universel d’un spectacle qui sait se laisser porter par le miracle de Noël, ce moment où l’on oublie ses petits soucis quotidiens pour s’abandonner à la magie d’un épisode délicieusement onirique.

Je ressors en ayant rechargé pour un mois au moins mes batteries de bonne humeur et d’émotion positive.


“Go Down, Moses”

Théâtre de la Ville, Paris • 11.11.14 à 20h30
Romeo Castellucci

MosesUn spectacle virtuosissime, constitué d’une série de visuels inspirés par le personnage de Moïse, sur un scène séparée du public par un voile transparent. Les scènes successives sont fortes, toujours inattendues, souvent bouleversantes… et les transitions — la dernière, surtout — sont d’une beauté à chavirer de bonheur. L’ambiance sonore, obsessive, parfaitement calibrée, complète admirablement l’ensemble.

Seul reproche : avec sa lumière dosée derrière le voile transparent, la dernière scène n’est pas évidente à voir depuis la place où je me trouve. C’est dommage, car elle ne semble pas avoir vocation à être floue dans l’esprit de Castellucci.

On ressort avec l’impression étrange et vaguement enivrante d’avoir vécu quelque chose d’unique et d’exceptionnel, aussi étrange que signifiant, aussi inttendu que profondément bouleversant. Un spectacle au-delà des mots, qui est en lui-même un magnifique hommage à la puissance du théâtre comme moyen d’expression.


“Madame Foresti”

Théâtre du Châtelet, Paris • 17.9.14 à 20h

ForestiÇa se confirme : Florence Foresti est l’une des seules “comiques” à me faire rire. Aux éclats. Son spectacle est d’autant plus efficace qu’il sent le vécu : les angoisses d’une quarantenaire évoquées avec une drôlerie folle, une énergie sidérante… et juste ce qu’il faut de pathos et d’angoisse pour lier le tout.

La mise en espace est magnifique et enchaîne de somptueux effets lumineux. Et quelle clarté dans l’élocution ! Pas un moment d’hésitation dans un texte pourtant dit à grande vitesse. La classe.

 


Le nouveau spectacle de Christelle Chollet

Théâtre de la Renaissance, Paris • 16.1.13 à 20h30

CholletElle a une voix impressionnante, de l’énergie à revendre et un auteur/metteur en scène plein d’idées. Après avoir tourné pendant plusieurs années un show consacré à Piaf, Christelle Chollet revient avec un spectacle peut-être moins pointu mais complètement réjouissant. La petite astuce de mise en scène qu’il serait inopportun de révéler mérite à elle seule une petite dose de respect.


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 28.12.12 à 11h

RockettesSi je compte bien, c’était la sixième fois (après 2005, 2006, 2007, 2009 et 2010) que je voyais ce spectacle magnifique, qui revient à l’affiche tous les ans à l’approche des fêtes de fin d’année.

Comme les années précédentes, le spectacle combine des séquences traditionnelles incontournables (une adorable version digest de Casse-Noisette dansée par des peluches géantes, la scène hyper virtuose des “Petits Soldats de bois”… et la fameuse Nativité, heureusement un peu dépoussiérée) et des tableaux plus modernes, plus fréquemment renouvelés, conçus pour mettre en valeur le talent des Rockettes, ces étonnantes spécialistes de la danse synchronisée, qui fêtent cette année leur 85e anniversaire.

Le tableau de la visite à l’atelier du Père Noël a été complètement repensé, et il incorpore désormais une séquence de type “jeu vidéo”… en 3D… comme d’ailleurs le petit film sublime qui montre l’arrivée du traîneau du Père Noël sur Manhattan.

J’avais pris l’habitude jusqu’à présent de voir le spectacle depuis les premiers rangs d’orchestre ; j’ai décidé pour changer de tester le premier balcon (où la place pour les jambes est particulièrement généreuse). On y perd bien sûr en intimité (la salle est gigantesque), mais on y gagne en appréciation pour la qualité du travail de mise en place… et on est mieux placé pour profiter des nombreuses projections effectuées sur les parois-mêmes du théâtre

Les décors, constitués presque exclusivement d’images de synthèse, sont un régal constamment renouvelé… et il est impossible de résister à un profond et touchant sentiment d’émerveillement devant autant de créativité dans la conception et de joie dans l’exécution.


Nicolas Canteloup à l’Olympia

Olympia, Paris • 20.4.11 à 20h30
Mise en scène : Stéphane Joly
Textes : Philippe Caverivière, Laurent Vassilian

Beaucoup de soi-disant “comiques” me laissent de marbre. Mais j’ai une admiration particulière pour Nicolas Canteloup, dont j’écoute religieusement la chronique radiophonique quotidienne à peine arrivé chez moi chaque soir. Finesse de l’écriture, subtilité des points de vue, absence de vulgarité… une alliance idéale pour alimenter le talent considérable du comédien - imitateur.

On retrouve bien sûr sur scène la plupart des personnages fétiches de Canteloup. La dimension visuelle ajoute un peu de sel aux imitations déjà si géniales sur le plan des voix. On ne peut qu’admirer un comique qui avoue une admiration sans borne pour Thierry Le Luron… et qui termine d’ailleurs son spectacle sur la sublime chanson d’Aznavour que Le Luron utilisait souvent pour prendre congé de son public, “Nous nous reverrons un jour ou l’autre”.


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 12.11.10 à 14h

Je ne peux plus m’en passer : le traditionnel spectacle de Noël du Radio-City Music Hall est devenu un incontournable de cette période de préparation des fêtes de fin d’année.

Le spectacle n’a évolué que marginalement depuis l’année dernière, mais cela ne m’empêche pas de m’émerveiller comme si c’était la première fois devant la débauche d’effets spéciaux, l’utilisation généreuse des possibilités offertes par la machinerie de scène et, surtout, la remarquable virtuosité des Rockettes, cet éblouissant corps de danseuses synchronisées.


Ruthie Henshall : “Sounds of Hollywood”

Royal Festival Hall, Londres • 31.10.10 à 15h
London Concert Orchestra, Richard Balcombe.

Avec Ruthie Henshall, Lucy Jane Adcock, Sarah Boulton, Adam Hills, Simon Schofield.

Je n’avais pas revu l’excellente Ruthie Henshall depuis plus de deux ans. Aussi ai-je sauté sur l’occasion de voir ce concert consacré aux chansons des grandes comédies musicales de Hollywood, même si je ne savais pas très bien à quoi m’attendre, s’agissant d’une production de Raymond Gubbay, dont la spécialité est de concevoir des spectacles destinés “au grand public”.

Le ton est donné lorsque le London Concert Orchestra, en formation “big band”, entame la légendaire ouverture de Gypsy : wow. Vingt musiciens, dont une petite dizaine de cuivres, vont enchaîner pendant deux heures des arrangements absolument somptueux de Richard Balcombe. Et le programme est superbe, faisant la part belle aux chefs d’œuvre de Jule Styne, Cy Coleman, Irving Berlin, Cole Porter ou Harold Arlen.

Ruthie Henshall démarre un peu au ralenti mais, au fur et à mesure que le spectacle avance, sa voix acquiert une chaleur et une assurance étonnantes et elle franchit haut la main des obsctacles comme le redoutable “Don’t Rain On My Parade”. Elle termine sur une séquence consacrée aux standards de Judy Garland, dans laquelle elle est vraiment dans son élément.

Quatre chanteurs talentueux partagent la scène avec Henshall. Leurs numéros sont extrêmement plaisants, très joliment mis en place et chorégraphiés. Les cinq artistes achèvent le premier acte sur un arrangement particulièrement au point de la redoutable chanson “The Rhythm Of Life”, tirée de Sweet Charity.

Le seul reproche que l’on puisse faire au spectacle, au fond, c’est que Henshall n’est pas très à l’aise lorsqu’il s’agit d’émailler la représentation d’anecdotes tirées de sa carrière. Soit son texte n’est pas écrit, soit il l’est et elle ne l’a pas suffisamment mémorisé et travaillé, mais ses récits sont plus pénibles qu’autre chose.


“The Night of 1000 Voices”

Royal Albert Hall, Londres • 2.5.10 à 20h
Conçu et mis en scène par Hugh Wooldridge. Direction musicale : Mark Warman. Avec Kerry Ellis, Adam Pascal, Philip Quast…

C’est devenu une tradition : chaque année, de nombreuses forces orchestrales et chorales se réunissent au Royal Albert Hall à l’occasion d’un spectacle donné au bénéfice d’une œuvre charitable. Cette année, c’est Leukaemia & Lymphoma Research qui est mise à l’honneur. Il y a bel et bien un millier de choristes, sans compter les solistes de grand standing, et le programme se concentre à 95 % sur le répertoire de la comédie musicale. Une place particulière est réservée à Stephen Sondheim, qui vient de fêter son 80ème anniversaire. Un orchestre ad’hoc, le City of London Philharmonic, assure un accompagnement dans ce style inimitable qui combine le son symphonique (avec notamment des cordes infiniment soyeuses) et des éléments rythmiques contemporains : basse électrique, batterie, percussions en folie. Sans compter le pupitre de cuivres, qui se déchaîne régulièrement de manière électrisante.

On commence fort avec la “Broadway Fantasy Overture”, expertement orchestrée par Larry Blank, avant d’enchaîner les classiques. Un peu plus tard, le célèbre thème d’orgue qui ouvre Sweeney Todd retentit aux orgues monumentales du Royal Albert Hall : frissons garantis pour le début de la séquence Sondheim ! Puis les mille choristes s’en donnent à cœur joie dans “Sunday”, la sublime chanson qui clôt les deux actes de Sunday in the Park With George.

Dans le deuxième acte, Philip Quast interprète un medley de chansons de Sondheim avant d’enchaîner sur “Stars”, la chanson de Javert dans Les Misérables qui a contribué à construire sa réputation. Il a dû interpréter cette chanson des milliers de fois, mais il est tout simplement sidérant. La séquence Kander & Ebb est touchante, avec la recréation du ballet principal de Kiss of the Spiderwoman ainsi que la sublime chanson “You, You, You” tirée de The Visit. Une séquence We Will Rock You voit arriver sur scène le guitariste du groupe Queen, Brian May, non annoncé dans le programme. Son apparition déclenche une réaction incroyable dans la salle. Ça doit être difficile de conserver ce look à son âge, quand même…


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 22.11.09 à 11h30

C’est devenu une tradition : je résiste difficilement au plaisir de revoir ce spectacle annuel présenté depuis 77 ans au Radio City Music-Hall. Après avoir vu les éditions 2005, 2006 et 2007, j’avais dû me contenter l’année dernière de visionner le DVD pour cause de représentation annulée.

Le spectacle évolue un peu chaque année, mais les points fixes sont nombreux, comme le célébrissime tableau des petits soldats de bois, la crèche vivante ou encore la version de Casse-Noisettes pour peluches géantes. De nombreuses scènes à base d’images de synthèse ont été rajoutées ces dernières années : elles sont toutes absolument saisissantes, la plus réussie étant pour moi le voyage du traîneau du Père Noël en 3D.

La revue, car c’est bien de cela qu’il s’agit, met en vedette les étonnantes Rockettes, un corps de danseuses synchronisées à la technique étonnante. Lorsqu’elles sont 36 impeccablement alignées et qu’elles se mettent à danser de manière parfaitement synchronisée sans jamais se départir de leurs sourires, on ne peut pas ne pas être impressionné.

La machinerie du Radio City Music-Hall est étonnante… et je suis heureux que le spectacle de cette année permette à nouveau de voir la fonctionnalité que je préfère : l’orchestre commence à jouer l’ouverture en fond de scène ; le chariot sur lequel il se trouve se déplace lentement pour prendre position au-dessus de la fosse d’orchestre relevée ; l’ascenseur de la fosse se met en branle et l’orchestre disparaît progressivement dans la fosse, sans à-coup et sans bruit.

Je suis arrivé un peu en avance, d’une part parce que c’est toujours un peu la pagaïe pour entrer (il y a 6000 places, tout de même), d’autre part parce que cela permet d’assister au récital donné avant le début de la représentation par deux organistes jouant sur les deux consoles de l’orgue géant de 4000 tuyaux présent dans la salle.


“Wintuk”

The Theater at Madison Square Garden, New York • 3.1.09 à 11h

Wintuk Un spectacle du Cirque du Soleil.

Pendant la période des fêtes, le Cirque du Soleil présente au théâtre du Madison Square Garden un spectacle qui pourrait être sous-titré À la recherche de la neige perdue. Il s’agit, comme toujours avec cette compagnie, d’un spectacle de cirque “contemporain”, élaboré autour d’un fil conducteur minimal et présenté dans un environnement (décor, costumes) assez recherché.

L’habillage est parfois prétentieux, notamment lorsque l’espèce de “chanteuse” utilisée comme fil rouge occupe la scène, d’autant que la soupe qui sert de musique est particulièrement indigeste, mais il faut reconnaître que les visuels sont particulièrement léchés… et, surtout, que certains des numéros de cirque présentés sont très impressionnants, surtout depuis ma place du deuxième rang.

Je découvre pendant la deuxième partie que la musique, que je pensais enregistrée, est en réalité jouée en direct par des musiciens placés dans les loges de chaque côté de l’immense théâtre.


Bientôt Noël (4) : “Radio City Christmas Spectacular”

DVD • 11.12.08 à 22h30

Le Radio City Christmas Spectacular est l’une des attachantes traditions de fin d’année à New York. Le spectacle enchante petits et grands dans la magnifique salle du Radio City Music-Hall depuis 75 ans. La troupe résidente des Rockettes, des danseuses spécialisées dans les mouvements synchronisés, y occupe une place centrale. Le spectacle se renouvelle chaque année, mais certains classiques, comme un ballet de peluches sur des airs de Casse-Noisettes, le ballet des soldats de bois qui se termine par une impressionnante chute au ralenti ou encore la scène de la Nativité, sont des classiques repris d’année en année. Le spectacle utilise beaucoup l’impressionnante machinerie du théâtre… et des projections particulièrement élaborées sont venues enrichir le spectacle ces dernières années.

J’ai eu la chance de voir les éditions 2005, 2006 et 2007 du spectacle. Cette année, malheureusement, la représentation du 10 novembre au matin, pour laquelle j’avais un billet, a été annulée. Pour me consoler, je me suis donc plongé dans le DVD de l’édition 2007 du spectacle, qui vient d’être édité. C’est, naturellement, une expérience très différente que propose cet enregistrement, d’autant que la prise de vue, qui multiplie les gros plans, néglige de montrer ce qui fait le charme du spectacle, à savoir les visuels particulièrement léchés et, surtout, les ensembles impeccables des Rockettes. On regrette aussi que l’impressionnant film en 3D qui ouvre le spectacle ne figure sur le DVD qu’en 2D.

Rien ne peut remplacer un spectacle dont on fait l’expérience dans un théâtre. C’est peut-être encore plus vrai dans le cas du Christmas Spectacular. Il reste néanmoins dans ce DVD une petite parcelle de magie intacte, notamment pour qui a déjà vu le spectacle en grandeur réelle.


“French & Saunders – Still Alive!”

Theatre Royal Drury Lane, Londres • 25.10.08 à 15h

Le duo comique constitué par Jennifer Saunders et Dawn French est connu en Angleterre pour la série d'émissions télévisées à sketches diffusée par la BBC entre 1987 et 2004 environ. C'est d'ailleurs un de ces sketches qui a donné naissance à la série Absolutely Fabulous, dont Saunders partageait la vedette avec Joanna Lumley. Dawn French, pour sa part, a également connu la célébrité en solo avec la série The Vicar of Dibley, diffusée approximativement aux mêmes dates. (French a aussi fait une apparition sur la scène de Covent Garden.)

Ce spectacle, présenté comme une tournée d'adieux, reprend le principe des sketches satiriques qui ont fait le succès de la série télévisée. On ne peut malheureusement pas dire que l'inspiration soit vraiment au rendez-vous… et ce sont finalement les quelques sketches classiques projetés sur un écran de cinéma qui fonctionnent le mieux — ce qui, pour un spectacle de théâtre, est un peu le comble… On n'en a pas vraiment pour son argent…


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 30.12.07 à 11h30

Cet incontournable spectacle de Noël, dont j’avais déjà parlé lorsque j’ai vu les versions 2005 et 2006, fête cette année son 75ème anniversaire. Il a pour l’occasion été considérablement revu, puisqu’il doit bien y avoir, à vue de nez, plus de 50% de contenu nouveau. Seuls les grands classiques (le ballet des soldats de bois, Casse-Noisettes) ont été conservés à peu près à l’identique.

Le spectacle n’a jamais été aussi époustouflant. Il utilise beaucoup d’images de synthèse projetées sur un immense écran en fond de scène pour compléter le décor des tableaux. Une scène entièrement nouvelle voit les Rockettes — le corps de ballet du théâtre — prendre place à bord d’un autobus rouge à impériale de la célèbre Gray Line afin de visiter Manhattan : les images de la visite sont spectaculaires, et le bus tourne en parfaite synchronisation. Le petit intermède habituel de patinage artistique a lieu lors d’une escale à Central Park. La visite à l’usine à jouets du Père Noël est plus courte que d’habitude, mais considérablement rehaussée sur le plan visuel. C’est le cas, aussi, de la Nativité, qui était vraiment poussiéreuse et qui a été totalement repensée.

Seul regret : l’orchestre ne “sort” plus de la fosse pour aller s’installer au fond de la scène comme il le faisait les années précédentes. C’était, dans un registre moins “high tech”, mon effet préféré — et la plus belle illustration des capacités techniques du théâtre. Cependant, on voit bien l’orchestre sortir de la fosse pour les saluts — car il y a maintenant des saluts, là où le spectacle se terminait les années précédentes en queue de poisson sur la Nativité.


“Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music-Hall, New York • 1.12.06 à 13h

Spectacular Je l’avais vu l’année dernière et je n’ai pas pu résister au plaisir de le revoir : le grand spectacle de Noël du Radio City Music-Hall est une institution de la période des fêtes de fin d’année. Des tableaux tous plus impressionnants les uns que les autres, les numéros de danse synchronisée des Rockettes (le corps de ballet maison), la magie des effets scéniques réalisés grâce à l’imposante machinerie du théâtre, les animations projetées en fond de scène… tout y est.

Une nouvelle scène fait son apparition cette année : un grand numéro de claquettes des Rockettes, sur la chanson “The Twelve Days of Christmas”. L’on retrouve aussi le merveilleux film en 3D montrant l’arrivée du Père Noël sur Manhattan (avec la chanson “We Need a Little Christmas” de la comédie musicale Mame), la version courte mais visuellement superbe de Casse-Noisettes, la parade des soldats de bois (avec sa chute spectaculaire lorsque les soldats s’effondrent les uns sur les autres)… sans oublier la patinoire qui sort de la fosse d’orchestre pour la scène “White Christmas in New York”. On en prend vraiment plein les yeux…


“The Radio City Christmas Spectacular”

Radio City Music Hall, New York • 1.1.06 à 12h

Img_2728_1Bien qu'il soit revu et enrichi chaque année, ce spectacle de Noël est une tradition ancienne du Radio City Music Hall, salle de spectacle mythique et gigantesque, qui est aussi un joyau de l'art déco. Après une superbe séquence introductive en 3D, les tableaux se succèdent à un rythme effréné en faisant appel aux remarquables dispositifs scéniques du théâtre, en particulier la capacité à "extraire" totalement l'orchestre de la fosse pour le faire reculer jusqu'au fond de la scène -- ce qui permet de réutiliser la fosse pour faire apparaître d'autres éléments de décor, en particulier une patinoire. Les vedettes de cette revue sont les Rockettes, danseuses spécialisées dans la danse synchronisée. Le spectacle est d'une qualité remarquable, même si le final, une Nativité mettant en scène des animaux, a peut-être un peu mal résisté au temps.


Cirque du Soleil : “O”

O Theatre at the Bellagio, Las Vegas • 22.5.05 à 22h30

J’avais déjà vu ce spectacle lors de ma précédente visite à Las Vegas. La magie visuelle est toujours au rendez-vous. L’ouverture et la fermeture du rideau valent à elles seules le prix relativement élevé du billet !


Teatro Zinzanni: “Love, Chaos & Dinner”

Pier 29, San Francisco • 18.5.05 à 19h

Voici un spectacle bien original et difficile à décrire... Je souhaitais voir ce spectacle car il met actuellement en vedette notre étonnante diva Lilianne Montevecchi, l’une des seules comédiennes françaises à avoir conquis l’Amérique. Difficile de résister à son charme : à son âge, cette danseuse, qui a connu les projecteurs du Casino de Paris, est toujours d’une agilité surprenante mais c’est avant tout son charisme chaleureux et tout français qui lui permet de conquérir son public en moins de temps qu’il ne lui en faut pour enfiler l’une des nombreuses robes dont elle se pare durant la soirée. Le reste du spectacle est un assemblage de numéros disparates mais de qualité, dont le point fort est sans aucun doute le travesti Kevin Kent, alias Cookie, qui fournit le fil rouge de la soirée en faisant précéder chaque plat du dîner d’un sketch plus comique que le précédent, en incarnant chaque fois un personnage différent.