Concert Staatskapelle Berlin / Barenboim à la Philharmonie
“Funny Girl”

“Vanities”

Trafalgar Studios (Studio 2), Londres • 10.9.16 à 15h
Musique et Lyrics : David Kirshenbaum. Livret : Jack Heifner, d’après sa pièce.

Mise en scène : Racky Plews. Direction musicale : Tamara Saringer. Avec Lizzy Connolly (Joanne), Lauren Samuels (Mary), Ashleigh Gray (Kathy).

Vanities est à l’origine une pièce sur le destin de trois amies proches, du lycée à la vie adulte, qui met leur amitié à rude épreuve. Créée en 1976 (avec Kathy Bates dans l’un des trois rôles), elle connut un gros succès, avec quatre ans et demi de représentations pour la production originale.

L’idée d’adapter la pièce en comédie musicale est beaucoup plus récente. C’est David Kirshenbaum, le compositeur de la magnifique comédie musicale Summer of ’42, qui s’y est attelé, avec l’auteur de la pièce originale, Jack Heifner.

Le livret de la comédie musicale ajoute un chapitre à l’action de la pièce, qui ne comprenait initialement que trois actes, se déroulant respectivement en 1963, 1968 et 1974. Un épilogue, non daté mais dont on peut penser qu’il se déroule pendant les années 80, vient désormais boucler la boucle de manière plus satisfaisante.

La première production date de 2006, à Palo Alto. Une série de productions régionales étaient censées précéder un début à Broadway en 2009. Mais c’est finalement Off-Broadway que la version musicale de Vanities ouvrit ses portes en juillet 2009. C’est là que je l’ai découverte, au Second Stage Theatre.

Cette nouvelle production marque les début de Vanities à Londres. J’ai été beaucoup plus sensible aux charmes de la partition de Kirshenbaum que lors de ma première rencontre avec la pièce. D’autant que les chansons, parcourues par une belle inspiration mélodique, s’adaptent avec beaucoup d’inspiration aux différentes époques de l’action.

Peut-être ma différence d’appréciation tient-elle au fait que tout dans cette production londonienne est impeccable : l’interprétation irrésistible des trois comédiennes, le petit orchestre talentueux de cinq musiciens, la mise en scène sensible et pleine d’idées de Racky Plews… mais aussi le décor magnifique d’Andrew Riley (une merveille absolue compte tenu de la taille plus que réduite du théâtre) et les costumes tout aussi magnifiques du même Riley. Chaque costume parvient non seulement à évoquer parfaitement l’époque de chaque scène, mais aussi à enrichir la perception des personnages.

C’est du travail d’orfèvre, qui mériterait à n’en pas douter d’être vu dans un espace plus grand.

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