“Der fliegende Holländer”
“Götterdämmerung”

“Parsifal”

Festspielhaus, Bayreuth • 15.8.16 à 16h
Wagner (1882)

Direction musicale : Hartmut Haenchen. Mise en scène : Uwe Eric Laufenberg. Avec Klaus Florian Vogt (Parsifal), Elena Pankratova (Kundry), Georg Zeppenfeld (Gurnemanz), Ryan McKinny (Amfortas), Gerd Grochowski (Klingsor), Karl-Heinz Lehner (Titurel), …

ParsifalDifficile de prendre la succession du Parsifal de Stefan Herheim (que j’ai vu — et adoré — en 2010). Laufenberg délivre un discours peu original mais assumé : Klingsor en grand manipulateur des haines humaines par le biais de la religion, Parsifal en gourou libérateur faisant exploser les frontières religieuses pour créer un Eden d’amour universel, où des jeunes femmes nues se baignent dans une cascade (si si). Il ancre l’acte I dans l’actualité en situant clairement l’action quelque part entre le Tigre et l’Euphrate… tandis que le III aspire à une forme d’universalité. La scène se vide en effet doucement pendant les dernières mesures, tandis que les lumières se rallument dans la salle. Cette façon d’impliquer le public dans le message final, qui rappelle un peu le miroir de Herheim, possède une réelle force et j’avoue avoir terminé la représentation en larmes… d’autant que le fait de ne pas fermer le rideau de scène permet à un sublime silence d’une dizaine de secondes de s’installer entre le dernier écho de la musique et le début des applaudissements.

Très belles performances sur scène et dans la fosse. Harmut Haenchen traite la musique avec beaucoup de noblesse. Il tisse une matière musicale riche et chatoyante et il sait prendre son temps… peut-être un tout petit peu trop par moments. La voix de Klaus Florian Vogt est idéalement adaptée au rôle de Parsifal (ce n’est pas une découverte) tandis que Georg Zeppenfeld est un Gurnemanz anthologique (ce qui n’est pas nouveau non plus). Ryan McKinny (qui chante aussi de la comédie musicale) est un Amfortas spectaculaire, et pas seulement au plan vocal compte tenu des contraintes physiques de la production. Kundry solide d’Elena Pankratova (dans l’acte II, elle rappelle un peu la Erda péripatétique de Castorf avec sa robe en strass trop courte) et Klingsor passable de Gerd Grochowski, puissant mais à la visée floue.

Très belle expérience au global. C’est inattendu, mais on a très envie de remettre ça.

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