“Parsifal”
“La Poupée sanglante”

“Götterdämmerung”

Festspielhaus, Bayreuth • 16.8.16 à 16h
Wagner (1876)

Direction musicale : Marek Janowski. Mise en scène : Frank Castorf. Avec Catherine Foster (Brünnhilde), Stefan Vinke (Siegfried), Stephen Milling (Hagen), Markus Eiche (Gunther), Allison Oakes (Gutrune), Albert Dohmen (Alberich), Marina Prudenskaya (Waltraute), Wiebke Lehmkuhl, Stephanie Houtzeel, Christiane Kohl (les Nornes), Alexandra Steiner, Stephanie Houtzeel, Wiebke Lehmkuhl (les Filles du Rhin).

GödäMe voilà enfin en mesure de voir le dernier épisode de cette Tétralogie dont les trois premiers volets vus en 2015 étaient remarquables tant sur le plan musical (avec l'excellent Kirill Petrenko dans la fosse) que dramatique (avec la virtuose mise en abyme par Frank Castorf des implications géopolitiques de la lutte pour le contrôle des ressources énergétiques).

Ce n'est malheureusement plus Petrenko qui dirige cette année ; c'est le vénérable Marek Janowski, tellement fatigué aux saluts que l'on aurait presque peur pour sa santé. Il a une approche plus classique de la partition de Wagner, mais d'un classicisme qui en transcende la beauté intrinsèque. On est fréquemment pris à la gorge par l'émotion que dégage l'interprétation de Janowski, dont le seul défaut au fond est d'avoir pris publiquement la parole contre la mise en scène — quand on accepte de diriger la reprise d'une mise en scène déjà créée, la moindre des choses est de respecter un devoir de réserve.

La mise en scène de Castorf, logée dans un nouveau décor somptueux d’Aleksandar Denić, continue à éblouir. J'avoue avoir été plus enthousiasmé de ce point de vue par l'acte I que par la suite. Le traitement des Gibichung (avec une Gutrune cruche à souhait), celui de la visite de Waltraute sont à nouveau d'une grande virtuosité.

Distribution solide, dominée de la tête et des épaules par la Brünnhilde extraordinaire de Catherine Foster. Le Siegfried de Stefan Vinke commence mal la représentation, mais il se reprend ensuite de manière spectaculaire. Le Gunther de Markus Eiche est immensément charismatique, tandis que le Hagen de Stephen Milling est glaçant à souhait. 

Une seule envie, en quittant le théâtre : revoir cette mise en scène unique l’an prochain.

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