“Kinky Boots”
“I’m Getting My Act Together and Taking It on the Road”

“The Stripper”

St. James Theatre (Studio), Londres • 16.7.16 à 20h30
Musique : Richard Hartley. Lyrics : Richard O’Brien. Livret : Richard O’Brien, d’après un roman de Carter Brown.

Mise en scène : Benji Sperring. Direction musicale : Alex Beetschen. Avec Sebastian Torkia (Al Wheeler), Gloria Onitri (Dolores Keller / Patty Keller), Marc Pickering (Harvey Stern / Miles Rovak / Sheriff Lavers), Hannah Grover (Sarah Arkwright / Sherry Mendez / Annabelle), Michael Steedon (Jacob Arkwright / Steve Loomas / Doc Murphy).

Une dizaine d’années après The Rocky Horror Show, Richard O’Brien continuait à s’intéresser aux films de série B et à la pulp fiction. Il décida d’adapter à la scène l’un des romans de Carter Brown, l’un des nombreux pseudonymes d’un auteur anglais installé en Australie, Alan Geoffrey Yates. Il proposa à l’un de ses complices du Rocky Horror Show, Richard Hartley, d’écrire la musique… et c’est ainsi que The Stripper vit le jour, à Sydney, en 1982.

Il faut assumer de remonter aujourd'hui une œuvre au parti pris stylistique aussi daté : le policier sexiste, la secrétaire aguicheuse, la strip-teaseuse trouble dans un bar enfumé, … d’autant que O’Brien en a rajouté dans la veine sans complexe du Rocky Horror Show : une chanson parle d’érection, une autre… d’éjaculation. Si l’on prend comme référence le traitement magistral qu’un Quentin Tarantino a réservé à un sujet comparable dans Pulp Fiction, il ne fait pas de doute qu’O’Brien n’a pas été visité par la même muse.

Il n’en reste pas moins que The Stripper se laisse regarder (entre deux grincements de dents), d’une part grâce à la partition assez réussie de Richard Hartley, très joliment interprétée ici par un petit orchestre de cinq musiciens (dont un trompettiste vraiment remarquable)… et à l’interprétation d’une petite troupe attachante.

Gloria Onitri (qui tenait le rôle-vedette de The Bodyguard à certaines représentations) incarne avec bonheur la strip-teaseuse éponyme — elle fait très forte impression dans sa chanson finale, “Planning My Big Exit”. Le talentueux Sebastian Torkia, que j’ai vu dans un grand nombre de rôles, s’acquitte très correctement du rôle central et délicat du lieutenant Al Wheeler, qui se transforme régulièrement en narrateur… mais on est surtout impressionné par les trois comédiens qui interprètent à eux seuls les neuf autres rôles : leur instinct comique fait beaucoup pour contrebalancer les aspects les plus discutables du spectacle.

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