“Sugar”
“Jesus Christ Superstar”

“Groundhog Day”

Old Vic, Londres • 30.7.16 à 14h30
Musique & lyrics : Tim Minchin. Livret : Danny Rubin, d’après le film du même nom.

Mise en scène : Matthew Warchus. Chorégraphie : Peter Darling. Direction musicale : Alan Berry. Avec Andy Karl (Phil Connors), Carlyss Peer (Rita Hanson), …

L’idée de transformer ce célèbre film de 1993 en comédie musicale n’est pas nouvelle. À une époque, Stephen Sondheim la citait parmi ses projets. Mais c’est l’équipe derrière le succès international de Matilda qui s’y est finalement attelée, cette création mondiale à Londres étant présentée comme un éventuel tremplin avant un transfert à Broadway.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la distribution est menée par le talentueux Andy Karl, un acteur américain dont les deux derniers grands rôles à Broadway furent dans Rocky et dans On the Twentieth Century.

La pièce, dont j’ai vu les dix premières minutes sur un moniteur dans le hall du théâtre pour cause de retard, est une sacrée réussite. Elle parvient non seulement à capter avec subtilité l’essence comique du film (que j’avais découvert la veille), mais elle choisit avec soin les angles qu’un traitement scénique permet de traiter différemment ou en en modifiant le point de vue.

Évidemment, les chansons sont écrites dans le style inimitable de Tim Minchin. Elles sont donc empreintes d’un humour décalé, où les blagues potaches et les allusions sexuelles sont foison. J’ai trouvé tout ça parfaitement dans le ton… et les réactions du public semblaient traduire une adhésion complète. On peut néanmoins s’interroger sur l’accueil que réserverait un public américain, naturellement plus puritain, à ce type d’humour ; c’est peut-être la raison pour laquelle le co-producteur américain de la pièce, Scott Rudin, a claqué la porte de l’aventure il y a quelques semaines.

La pièce fonctionne aussi en bonne partie grâce à la prestation stellaire d’Andy Karl, qui est sur scène presque en permanence et dont le talent comique, déjà évident dans On the Twentieth Century, est particulièrement réjouissant. La quantité de choses que Karl doit mémoriser, que ce soit ses répliques ou ses mouvements permanents sur scène, dont certains pas simples du tout, est stupéfiante. Mais il faut citer aussi la prestation de la troupe, qui joue avec talent et entrain un nombre incalculable de rôles.

Le décor de Rob Howell mérite également une mention spéciale, ainsi que la mise en scène inventive de Matthew Warchus, qui enchaîne les trouvailles visuelles et les idées créatives pour gérer les changements de lieu permanents, ainsi que les nombreuses boucles temporelles qui caractérisent l’intrigue.

C’est vraiment une très belle réussite, et je serai curieux de voir quel succès les scènes internationales vont réserver à cette nouveauté originale et inspirée.

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