“Das Rheingold”
Programme C. Wheeldon / A. Ratmansky / J. Peck

“Die Walküre”

Festspielhaus, Baden-Baden • 10.7.16 à 17h
Wagner (1870)

Orchestre du Mariinsky, Valéry Gergiev. Avec Andreas Schager (Siegmund), Eva-Maria Westbroek (Sieglinde), René Pape (Wotan), Evelyn Herlitzius (Brünnhilde), Mikhail Petrenko (Hunding), Ekaterina Gubanova (Fricka), Zhanna Dombrovskaya (Gerhilde), Oxana Shilova (Helmwige), Natalia Yevstafieva (Waltraute), Ekaterina Krapiniva (Schwertleite), Irina Vasilieva (Ortlinde), Varvara Solovyova (Siegrune), Anna Kiknadze (Grimgerde), Evelina Agabalaeva (Roßweiße).

Magnifique représentation malgré l’annulation de Jonas Kaufmann, qui devait initialement chanter Siegmund.

Quand il s’agit de diriger Wagner, la plupart des chefs se répartissent en deux catégories. Il y a ceux qui adoptent une battue vive et régulière, laissant le premier plan à la richesse intrinsèque de l’écriture musicale. Ça fonctionne généralement très bien. Et puis il y a ceux qui ajoutent une couche supplémentaire en variant davantage les tempi, soulignant le caractère élégiaque par-ci, l’exaltation par-là. Ça fonctionne tout aussi bien, du moins quand l’orchestre possède les moyens de répondre à ces sollicitations supplémentaires. C’est le cas de Gergiev avec “son” Mariinsky… et le résultat est rien moins que somptueux.

La configuration en concert (orchestre sur scène, derrière les chanteurs) est idéale pour apprécier pleinement les nombreuses merveilles de la partition. Le génie de l’acte III est particulièrement mis en valeur. Le percussionniste s’en donne cœur joie pendant la chevauchée avec sa façon très particulière… et très frappante visuellement… de manipuler les cymbales.

Quelle distribution ! Schager, qui remplace Kaufmann, est excellent malgré son cabotinage permanent. Connu pour ses trous de mémoire, il a pris la sage précaution de chanter avec la partition (il surjoue même le côté “plongé dans la partition pour ne pas se tromper”). À part des “Wälse!” pas très justes (et… déambulants… du moins pour le premier), sa prestation est irréprochable. Westbroek, très en voix, constitue une Sieglinde idéale pour lui donner la réplique.

La suite est dominée par la Brünnhilde survoltée d’Evelyn Herlitzius, excellente si on veut bien accepter la largeur de son vibrato… et par le Wotan impérial d’un René Pape véritablement au sommet… même s’il est manifestement affecté par la chaleur caniculaire. Lui aussi a jugé plus sage de chanter avec la partition.

La fin de l’acte III fut véritablement sublime… et c’est en ressentant un réel déchirement que je me suis éclipsé après la dernière note de Wotan — la représentation avait en effet accumulé les retards et je n’avais plus beaucoup de temps pour aller prendre mon train. C’est donc en dévalant les escaliers que j’ai entendu les dernières mesures de musique. Deux harpes seulement, c’est un peu juste pour en apprécier totalement le génie.

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