“Siegfried”
Concert Wiener Philharmoniker / Nott au TCE

“Götterdämmerung”

Művészetek Palotája, Budapest • 19.6.16 à 16h
Wagner (1876)

Orchestre symphonique de la Radio hongroise, Ádám Fischer. Mise en scène : Hartmut Schörghofer. Avec Evelyn Herlitzius (Brünnhilde), Christian Franz (Siegfried), Rúni Brattaberg (Hagen), Oliver Zwarg (Gunther), Polina Pasztircsák (Gutrune / Woglinde), Oskar Hillebrandt (Alberich), Waltraud Meier (Waltraute), Erika Gál, Judit Németh, Eszter Wierdl (les Nornes), Gabriella Fodor, Zsófia Kálnay (les Filles du Rhin).

Ce Ring budapestois se termine de manière d’autant plus satisfaisante que Christian Franz est dans un bon jour, ce qui lui permet de chanter à peu près tous les aigus de Siegfried sans artifice. Malheureusement, c’est Rúni Brattaberg qui a un peu de mal avec les aigus de Hagen ; sa nervosité est tangible pendant toute la représentation.

Superbes Gunther et Gutrune d’Oliver Zwarg et Polina Pasztircsák. Très belle prestation de Waltraud Meier dans le rôle de Waltraute ; on se demande bien pourquoi elle ne vient pas saluer à la fin de l’acte. Les Filles du Rhin sont inhabituellement homogènes : leur prestation fut pour moi le point haut d’une représentation solide mais sans magie forte.

La Brünnhilde d’Evelyn Herlitzius démarre un peu laborieusement… mais elle se bonifie au fil de la représentation, et sa scène finale est remarquable.

L’orchestre est éblouissant, comme il l’a été pendant tout le cycle. Les choristes qui se joignent à lui pour ce dernier volet de la tétralogie sont excellents.

La mise en scène est finalement moins absconse que dans mes souvenirs. Certes, je me passerais volontiers de certaines interventions des danseurs, mais les projections sur les panneaux qui servent de décor réussissent globalement à être très évocatrices.

Deux petits traits de génie de la mise en scène me sautent à nouveau aux yeux dans ce Crépuscule :

  • d’abord, celui consistant à montrer un Siegfried complètement désorienté, ne sachant plus vraiment à qui il va se marier, à la fin de l’acte II (il va de choriste en choriste, l’air hagard) ;
  • et puis l’idée simple mais géniale d’étendre aux surtitres l’incendie qui consume Valhalla dans la scène finale.
Et encore une transition au noir très réussie à la fin. Le spectateur pressé d’applaudir se rend compte qu’il est seul et s’interrompt. Petit moment suspendu avant le déchaînement mérité.

Comments

Verify your Comment

Previewing your Comment

This is only a preview. Your comment has not yet been posted.

Working...
Your comment could not be posted. Error type:
Your comment has been saved. Comments are moderated and will not appear until approved by the author. Post another comment

The letters and numbers you entered did not match the image. Please try again.

As a final step before posting your comment, enter the letters and numbers you see in the image below. This prevents automated programs from posting comments.

Having trouble reading this image? View an alternate.

Working...

Post a comment

Comments are moderated, and will not appear until the author has approved them.

Your Information

(Name and email address are required. Email address will not be displayed with the comment.)