“Mrs. Henderson Presents”
“Das Rheingold”

“Travels With My Aunt”

Minerva Theatre, Chichester • 30.4.16 à 19h45

Musique : George Stiles. Lyrics : Anthony Drewe. Livret : Ron Cowen & Daniel Lipman, d’après le roman de Graham Greene.

Mise en scène : Christopher Luscombe. Avec Patricia Hodge (Aunt Augusta), Steven Pacey (Henry Pulling), Hugh Maynard (Wordsworth), Haley Flaherty (Tooley), Jack Chissick (Colonel Hakim / Visconti), Jonathan Dryden Taylor (Sparrow / Man in the Raincoat), Sebastien Torkia (Mario), …

C’est une création que nous propose cette année le Festival de Chichester en ouverture de programme : une adaptation en comédie musicale du célèbre roman de Graham Greene, Travels With My Aunt. La tâche à été confiée au duo Stiles & Drewe, connu pour Honk!, Soho Cinders, The Three Little Pigs, Betty Blue Eyes et les chansons additionnelles de Mary Poppins.

La pièce qu’ils ont concoctée est curieuse, sans doute en bonne partie parce qu’il est difficile de résumer un roman manifestement riche en deux heures de théâtre. La psychologie de certains personnages apparaît du coup un peu simpliste et certaines résolutions ne semblent pas d’une logique imparable. Même si l’histoire fonctionne plutôt bien, on reste du coup un peu en manque au rayon émotion. D’autant que la partition de Drewe & Stiles part un peu dans tous les sens et semble chercher à divertir plus qu’à toucher.

Ces histoires qui se déroulent dans de nombreux lieux successifs, comme Candide ou Bounce, se heurtent toutes au fond au même obstacle : le temps manque pour faire émerger de manière satisfaisante le sens de chacune de ces étapes du voyage. Sans compter la contrainte importante que cela fait peser sur le concepteur du décor… sauf à se contenter, comme c’est le cas en l’occurrence, d’une curieuse boîte à tout faire et d’un escalier.

Les deux interprètes principaux, Patricia Hodge et Steven Pacey sont irrésistibles : leur talent suffit à effacer toute réserve qu’inspirerait par ailleurs la conception de la pièce. Le seul petit reproche, c’est qu’ils n’ont que dix ans d’écart (et qu’ils donnent l’impression d’avoir le même âge) alors que l’on découvre à la fin de la pièce qu’ils sont en réalité mère et fils.

Alors… Londres ou pas Londres ? Mes prévisions se réalisent rarement, mais je ne pense pas que la pièce ait le potentiel d’attirer suffisamment de spectateurs pour tenter l’aventure… sauf à parier sur la star quality des deux interprètes principaux. Et à agrandir un peu le décor.

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