Concert Orchestre de Paris / Järvi à la Philharmonie
Les quatuors avec piano de Brahms par Andsnes & Friends

“Jekyll & Hyde”

Old Vic, Londres • 28.5.16 à 14h30
Conception, mise en scène et chorégraphie : Drew McOnie. Musique : Grant Olding.

Avec Ahsley Andrews, Joao Carolino, Daniel Collins, Tim Hodges, Carrie Taylor Johnson, Anabel Kutay, Ebony Molina, Rachel Muldoon, Freya Rowley, Alexzandra Sarmiento, Barnaby Thompson, Jason Winter.

JekyllLe jeune chorégraphe Drew McOnie a un talent considérable et son nom est généralement associé à une inspiration d’une grande richesse mêlée à une espièglerie réjouissante.

Avec ce Jekyll & Hyde, McOnie se voit proposer la création de toute pièce d’un récit dansé. Contrairement à Matthew Bourne, qui choisit souvent des partitions existantes, McOnie s’est associé à un compositeur contemporain, Grant Olding, dont j’associe surtout le nom aux intermèdes musicaux pour le moins pénibles de One Man, Two Guvnors.

La partition joue son rôle de support à l’histoire, mais elle est bourrée de lieux communs au point d’en être fatigante. McOnie gère mieux que Olding le patchwork d’influences qu’il assume en les réinventant : son personnage principal rappelle le clown triste Harold Lloyd ; le fait de transformer Jekyll en botaniste tenant également une boutique de fleurs rappelle beaucoup Little Shop of Horreurs (surtout lorsque la musique attaque un rythme de doo-wop) ; et l’un des tableaux finaux est un hommage aux routines de Fred Astaire et Ginger Rogers.

McOnie passe haut la main le teste de “raconteur en danse” auquel le soumet ce spectacle. Peut-être même est-il un tout petit peu trop attentif à ce que rien n’échappe au spectateur. D’autant que, contrairement à Bourne, il ne recourt qu’exceptionnellement à la pantomime et favorise très largement le mouvement dansé. (L’influence de Bourne reste malgré tout présente : difficile de ne pas se souvenir de The Car Man lorsque le Docteur Jekyll prend sa douche). 

Là où McOnie excelle, c’est dans sa capacité à concevoir des routines pleines d’énergie, dans une débauche de mouvements parfaitement synchronisés avec la musique. On pense régulièrement à Jerome Robbins… mais Robbins semble avoir eu une telle influence sur la danse contemporaine qu’on a l’impression de le retrouver un peu partout.

Joli décor, magnifiques costumes (je veux le costume moutarde à col demi-lune de Hyde !), distribution inépuisable et charismatique malgré les efforts physiques considérables. Bravo.

Et félicitations au danseur qui, après avoir exécuté des mouvements épuisants, s’effondre et parvient à jouer le mort de manière parfaitement crédible, sans aucun mouvement perceptible.

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