Concert Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks / Jansons au TCE
Concert Orchestre Colonne / Petitgirard à la Philharmonie

Concert Los Angeles Philharmonic / Dudamel à la Philharmonie

Philharmonie de Paris • 19.3.16 à 20h30
Los Angeles Philharmonic, Gustavo Dudamel

John Williams : Soundings (création française)
Alberto Ginastera : concerto pour piano n° 1 (Sergio Tiempo, piano)
Andrew Norman : Play: Level 1 (création française)
Aaron Copland : Appalachian Spring (suite)

Dudamel2On apprécie la volonté de proposer un programme sortant des sentiers battus, consacré à différentes facettes de la musique américaine contemporaine.

On commence par Soundings, une œuvre composée par John Williams à l’occasion de l’inauguration du Walt Disney Concert Hall, la “Philharmonie” de Los Angeles, en 2003. C’est une très belle idée que de l’interpréter en un lieu encore relativement jeune et tout aussi monumental.

On enchaîne avec l’inégal concerto pour piano de Ginastera, curieux mélange d’influences diverses, rendu intéressant par l’interprétation déterminée et spectaculaire de Sergio Tiempo.

Après une autre création française moins passionnante mais dont la fin est électrisante (l’art de la fin étant particulièrement peu maîtrisé par les compositeurs), l’orchestre attaque le bouquet final du concert, avec la fabuleuse suite du Appalachian Spring de Copland. (Quel à-propos : c’est effectivement le printemps !) Étonnamment, on aurait aimé un peu plus de “couleur locale” : Dudamel semble vouloir écraser un peu trop ce qui fait la voix distinctive de l’œuvre. Le contraste est frappant avec l’enregistrement de Bernstein qui a bercé une partie de ma jeunesse.

Mais le meilleur reste à venir. On avait bien repéré quelques chaises restées vides pendant la deuxième partie. Alors que le public ovationne l’orchestre, on voit entrer un florilège des instruments les plus jouissifs de l’orchestre : clarinette basse, contre-basson, cor anglais. C’est que l’œuvre proposée en bis a été composée par un orchestrateur de génie, Bernard Herrmann. Sa “Scène d’amour” extraite de la partition de Vertigo est renversante par son écriture : des motifs qui semblent identiques mais qui muent doucement… des instruments qui entrent progressivement… la harpe, notamment, qui donne des frissons incontrôlables… puis, au dernier moment, les cuivres. L’interprétation qu’en propose le Los Angeles Philharmonic est tout bonnement bouleversante, avec des cordes à la beauté céleste. On est soufflé.

 

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