“The Radio City Christmas Spectacular”
“A Christmas Story: the Musical”

“School of Rock”

Winter Garden, New York • 1.1.16 à 19h30
Musique : Andrew Lloyd Webber. Lyrics : Glenn Slater. Livret : Julian Fellowes, d’après le film.

Mise en scène : Laurence Connor. Direction musicale : Darren Ledbetter. Avec Jonathan Wagner (Dewey [understudy / remplaçant]), Sierra Boggess (Rosalie), Spencer Moses (Ned), Mamie Parris (Patty), … et une bande de gamins.

Je n’ai pas vu le film de 2003 dont est inspirée cette comédie musicale… et je ne suis pas sûr que ce soit une bonne façon de passer cent minutes de ma vie. Andrew Lloyd Webber s’est adjoint les services de Julian Fellowes, l’auteur de Gosford Park et de Downton Abbey, pour transformer cette aimable comédie… en aimable comédie musicale.

Le scénario imagine la métamorphose opérée par l’arrivée d’un professeur décalé dans une école privée très sélect et très collet monté. Le personnage principal n’est en réalité pas professeur — il s’est contenté de décrocher le téléphone de l’ami qui l’héberge au bon moment ; il est fanatique de rock’n’roll, vient de se faire exclure de son groupe… et la métamorphose qu’il opère consiste à monter un orchestre de rock avec ses élèves.

Le nombre d’invraisemblances dans l’histoire est monumental. Les comédies bénéficient certes d’une sorte de licence implicite, mais il me semble que la dose autorisée est largement dépassée. Je ne sais pas si cela gênait le film mais, sur scène — où la licence théâtrale est pourtant assez large —, c’est flagrant.

La partition est sans grand intérêt : comme d’habitude, Lloyd Webber accumule les citations, de lui-même (Cats) ou d’autres (Chess). La citation de Mozart, elle, est volontaire.

Le rôle principal a dû conserver les caractéristiques du film, au point que le comédien ressemble physiquement assez à Jack Black (c’est un remplaçant, mais c’est le cas aussi du titulaire d’après les photos que je peux trouver). Il reste en permanence dans la zone d’alerte qui sépare le comique de l’arrogance.

La pièce est sauvée par la bonne humeur installée par le livret et par la mise en scène. L’excellente Sierra Boggess est reléguée dans un rôle écrit à gros traits, qui ne la met guère en valeur. Les gamins ne se la jouent pas trop, mais il y a quelque chose de vaguement agaçant de voir ces très jeunes comédiens se comporter comme des adultes lorsqu’ils forment leur groupe de rock.

Bref… un spectacle sans grand intérêt et très facile à oublier. Et on se passerait des micros visibles sur le côté du visage ; on se croirait dans un spectacle parisien.

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