“Pelléas et Mélisande”
“La Double Inconstance”

“Into the Woods”

Royal Exchange Theatre, Manchester • 10.1.16 à 14h30
Musique et lyrics : Stephen Sondheim (1987). Livret : James Lapine.

Mise en scène : Matthew Xia. Direction musicale : Sean Green. Avec Alex Gaumond (Baker), Amy Ellen Richardson (Baker’s Wife), Melissa Bayern (Witch), Francesca Zoutewelle (Cinderella), Michael Peavoy (Wolf / Cinderella’s Prince), Natasha Cottriall (Little Red Ridinghood), David Moorst (Jack), Claire Brown (Jack’s Mother), Isabelle Peters (Rapunzel), Marc Elliott (Rapunzel’s Prince), Gemma Page (Cinderella’s Stepmother / Grandmother), Maimuna Memon (Florinda), Michaela Bennison (Lucinda), Amelia Cavallo (Cinderella’s Mother), Cameron Blakely (Narrator / Mysterious Man), Michael O’Connor (Steward), …

IntothewoodsLe Royal Exchange Theatre est un lieu bien curieux, installé sous la coupole de ce qui était une bourse aux matières premières. À l’intérieur d’une sorte de bulle, des gradins circulaires délimitent un espace vers lequel tous les regards peuvent converger sans effort. Les huit portes (sans compter les balcons) fournissent autant de possibilités pour les entrées et sorties des comédiens, une configuration particulièrement idéale pour une pièce comme Into the Woods, dans laquelle les personnages se croisent et se recroisent sans cesse au gré de leurs aventures sylvestres. Les cloisons translucides permettent d’apercevoir les comédiens même après qu’ils ont quitté le théâtre, ce qui accentue le sentiment d’immersion.

Dans cet espace envoûtant, la mise en scène de Matthew Xia est exemplaire à bien des égards : attention aiguë au texte, joli sens de l’humour, fulgurances visuelles, …, le tout servi par une distribution de très bon niveau au sein de laquelle on retrouve avec plaisir Alex Gaumond, l’excellent Adam du Seven Brides For Seven Brothers d’août dernier. Malgré des costumes d’inspiration largement contemporaine qui proposent une imagerie différente et très réussie, l’ambiance de conte de fées subsiste sans difficulté. Le décor, minimal, consiste essentiellement en trois arbres dont les troncs télescopiques sortent du plancher tandis que leurs branches descendent des cintres : c’est simple et beau à la fois.

Le soin apporté à l’interprétation musicale est également remarquable. L’émotion monte naturellement au cours de la représentation et culmine de manière irrésistible lors du dénouement  déchirant. Du théâtre de très grande qualité.

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