“A Christmas Story: the Musical”
“Bright Star”

“Fiddler on the Roof”

Broadway Theatre, New York • 2.1.16 à 20h
Musique : Jerry Bock. Lyrics : Sheldon Harnick. Livret : Joseph Stein.

Mise en scène : Bartlett Sher. Chorégraphie : Hofesh Shechter. Direction musicale : Ted Sperling. Avec Danny Burstein (Tevye), Jessica Hecht (Golde), Alexandra Silber (Tzeitel), Samantha Massell (Hodel), Melanie Moore (Chava), Alix Korey (Yente), Adam Kantor (Motel), Ben Rappaport (Perchik), Nick Rehberger (Fyedka), …

FiddlerLa précédente production de Fiddler on the Roof à Broadway a fermé ses portes il y a dix ans à peine… et on nous en propose déjà une nouvelle version, conçue par Bartlett Sher, le grand artisan des récents succès du Lincoln Theatre (South Pacific, The King and I). Fiddler se déroule dans un village russe, au moment où les progroms de 1905 ont obligé des milliers de juifs à s’exiler. Par quelques touches subtiles et intelligentes, Sher en montre l’effrayante contemporanéité à une époque où les migrations forcées font la une des journaux de manière quotidienne.

Le rôle central de Tevye à été confié à Danny Burstein, un comédien charismatique et attachant qui était le Luther du South Pacific du Lincoln Center. Même si sa prestation est empreinte d’un talent indéniable et de cette chaleur dont il est coutumier, elle laisse un tout petit peu sur sa faim. Il n’est certes pas obligatoire de jouer Tevye avec l’exubérance et l’extraversion des comédiens qui ont marqué le rôle comme Topol ou Zero Mostel, mais le personnage semble avoir paradoxalement perdu un peu de sa substance dans ce portrait très, peut-être trop, nuancé.

La conception visuelle, élégante et ambitieuse, fait référence à l’univers de Chagall, qui a toujours servi de référence à l’œuvre. Elle est néanmoins réalisée de manière assez peu convaincante : les lumières toujours très vives semblent évoquer un monde sans souci… et les changements à vue sont fréquemment lents et maladroits — des pièces du décor se balancent parfois de manière intempestive… et des machinistes se trouvent régulièrement cueillis par la lumière alors qu’ils sont encore en train d’achever un mouvement.

L’œuvre reste malgré tout l’un des chefs d’œuvre du répertoire (la production originale avait tenu l’affiche presque huit ans, de 1964 à 1972). Elle est servie avec talent par une distribution de bon niveau et par la direction musicale appliquée de Ted Sperling. Le pari de repenser quelque peu la chorégraphie canonique de Jerome Robbins, que beaucoup pensent indissociable de l’œuvre (au même titre que celle de Michael Bennett est indissociable de A Chorus Line), est relevé de manière plutôt convaincante par le chorégraphe israélien Hofesh Shechter.

Il me semble qu’il manque à ce Fiddler on the Roof un petit quelque chose, une petite étincelle pour que le génie de l’œuvre se révèle pleinement. Il n’en reste pas moins que cette production possède de nombreuses qualités indéniables et qu’elle figure sans trop d’hésitation parmi les jolis succès de la saison.

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