“Fiddler on the Roof”
“Singin’ in the Rain”

“Bright Star”

Kennedy Center (Eisenhower Theater), Washington DC • 3.1.16 à 13h30
Musique et livret : Steve Martin. Musique et lyrics : Edie Brickell.

Mise en scène : Walter Bobbie. Direction musicale : Rob Berman. Avec Carmen Cusack (Alice Murphy), Paul Alexander Nolan (Jimmy Ray Dobbs), Michael Mulheren (Mayor Josiah Dobbs), A. J. Shively (Billy Cane), Hannah Elless (Margo Crawford), Stephen Bogardus (Daddy Cane), Dee Hoty (Mama Murphy), Stephen Lee Anderson (Daddy Murphy), Emily Padgett (Lucy Grant), Jeff Blumenkrantz (Daryl Ames), …

BrightstarCette nouvelle comédie musicale est actuellement à l’affiche du Kennedy Center de Washington avant de venir s’installer à Broadway au printemps prochain. Elle constitue un bien curieux objet théâtral. Elle a été conçue par le célèbre Steve Martin, connu surtout comme comédien, mais qui poursuit aussi parallèlement une carrière d’auteur dramatique (parmi d’autres).

L’histoire, qui se déroule dans le sud des États-Unis pendant les années 1920 et 1940, a le mérite de n’être dérivée d’aucune source préexistante, même si elle s’inspire de faits réels. Elle est touchante à souhait et s’appuie sur quelques jolis personnages. Mais elle manque aussi un peu de complexité et s’achève sur un rebondissement que l’on voit tellement venir qu’il en perd beaucoup de son efficacité.

Le point faible de l’œuvre est, pour moi, sa partition. Si je veux bien admettre que mon manque d’affinité pour le style “country” n’enlève sans doute rien aux talents de compositeur de Steve Martin, il ne fait en revanche aucune doute que les lyrics de Bright Star sont épouvantables, plombés par l’accumulation de poncifs creux et par un contenu dramatique proche du néant.

Heureusement, la mise en scène de Walter Bobbie multiplie les touches talentueuses ; quelques images sont d’une force et d’une inventivité rares. Et la distribution, pleine de noms talentueux, donne chair aux personnages de manière très sympathique.

On ne peut s‘empêcher de faire des parallèles avec une autre œuvre qui ouvrira prochainement ses portes à Broadway, Waitress : même prédominance d’un style “country” (même si la partition de Waitress semble plus élaborée,et ses lyrics infiniment plus réussis), même type de mise en scène avec un petit orchestre visible sur scène, même manque d’expérience théâtrale d’une partie des créateurs.

Trop de banjo tue-t-il le banjo ? C’est un peu la question que l’on se pose en sortant du théâtre, tant l’instrument est présent. Steve Martin en est, semble-t-il, un interprète talentueux.

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