“Bend It Like Beckham”
“Romance / Romance”

“Pure Imagination”

St. James Theatre, Londres • 17.10.15 à 19h30

Mise en scène : Christopher Renshaw. Direction musicale : Chris Guard. Avec Dave Willetts (The Man), Niall Sheehy (The Boy), Julie Atherton (The Girl), Giles Terera (The Joker).

Leslie Bricusse est sans conteste l’un des auteurs les plus actifs dans les domaines de la comédie musicale et de la musique de film. Presque toujours auteur des lyrics de ses chansons, il n’en écrit qu’occasionnellement la musique. Au cours de sa carrière, qui a commencé à la fin des années 1950, il a ainsi collaboré avec de nombreux compositeurs comme Anthony Newley, Henry Mancini, Frank Wildhorn ou John Williams. Il a même écrit des paroles sur des airs de Gershwin et de Tchaïkovski.

Ce spectacle est conçu comme une rétrospective de la carrière de Bricusse, avec une cinquantaine de ses chansons les plus célèbres interprétées par — normalement — cinq comédiens. L’une d’entre eux, Siobhán McCarthy, était souffrante… et la production n’avait manifestement pas prévu de remplaçant dans cette éventualité. Le spectacle a donc été remanié pour quatre comédiens seulement, ce qui a conduit à en éliminer certaines chansons… dont, malheureusement, celle que je me réjouissais le plus d’entendre, “Le Jazz Hot!”, écrite pour le film Victor/Victoria.

Le nombre de chansons de Bricusse devenues des tubes, au moins dans le cercle des amateurs de comédie musicale, est étonnant. En jetant un coup d’œil à la liste des chansons avant le spectacle, j’ai été frappé de voir que je les connaissais presque toutes — pour une bonne partie au point de pouvoir en fredonner la mélodie. J’ai même reconnu un titre que je n’attendais pas : “Friends to the End”, une chanson du film Tom and Jerry, the Movie (musique : Henry Mancini), que j’ai écoutée en boucle à sa sortie… et dont je suis prêt à parier que j’étais l’un des rares à la connaître parmi les spectateurs.

Difficile de décrire l’émotion qui m’a étreint en entendant ces chansons plus touchantes les unes que les autres interprétées par d’aussi bons comédiens, avec le soutien d’un merveilleux petit orchestre (piano, contrebasse, flûte, clarinette, trompette, batterie) qui a la chance de jouer des orchestrations sublimes de Michael England — les nombreux contre-chants à la flûte ou à la trompette sont à fondre de bonheur.

Si tous les interprètes méritent des louanges, on ne peut ignorer la prestation de Giles Terera, étonnant clown triste qui, après avoir merveilleusement chanté “If I Ruled the World” (le “tube” de la comédie musicale Pickwick) dans la première partie, s’est surpassé en proposant dans la deuxième partie une version inoubliable de l’un des plus grands succès de Leslie Bricusse, “What Kind of Fool Am I?”, écrit avec Anthony Newley pour la comédie musicale Stop the World – I Want to Get Off.

Et, comme pour compenser l’abandon de “Le Jazz Hot!”, c’est la version orchestrale de cette chanson qui accompagne les saluts. Bonheur.

C’était la dernière… et j’ai eu la surprise de découvrir que j’étais assis pile derrière le héros de la soirée, le génial Leslie Bricusse.

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