“The King and I”
“Ubu Roi”

“The Producers”

Bridewell Theatre, Londres • 21.6.14 à 15h
Musique et lyrics : Mel Brooks. Livret : Mel Brooks et Thomas Meehan, d’après le film de 1968 écrit et réalisé par Mel Brooks.

Mise en scène : David Taylor. Direction musicale : Colin Guthrie. Avec Philip Halpin (Max Bialystock), Daniel Bogod (Leo Bloom), Katie Waller (Ulla), Lee Thompson (Franz Liebkind), Edward Walsh (Roger DeBris), Angus Jacobs (Carmen Ghia), …

ProducersC’est assez gonflé de la part de la troupe d’amateurs Tower Theatre — dont j’avais déjà vu une production de The Boy Friend — de monter une comédie musicale comme The Producers. Il faut en effet deux très solides comédiens-chanteurs pour porter les deux rôles principaux, une distribution principale capable d’incarner une galerie de personnages particulièrement hauts en couleurs… et un effectif particulièrement nombreux.

Le résultat est honorable sans être inoubliable. L’enthousiasme collectif est perceptible. La plupart des rôles principaux sont assez convaincants. C’est un sacré défi pour Philip Halpin, en particulier, de se glisser dans le personnage de Max Bialystock, marqué par l’inoubliable prestation de Nathan Lane, et dont on mesure en le voyant à quel point il est consommateur d’énergie. Il ne tente d’ailleurs même pas l’espèce de numéro de bravoure inséré au milieu de la chanson “Betrayed”, pendant laquelle Max récapitule l’ensemble de la pièce en reprenant à grande vitesse quelques répliques et quelques courts extraits de chaque chanson.

La mise en scène doit beaucoup à Susan Stroman, qui a originellement conçu le spectacle à Broadway. On regrette vivement le peu d’attention porté aux lumières, qui auraient pu contribuer à accompagner beaucoup mieux le spectacle… en évitant notamment tous ces changements de décors en pleine lumière.

C’est du côté de la musique que le bât blesse le plus. L’orchestre n’est pas vraiment à la hauteur des difficultés (certes considérables) de la partition… et le pauvre trompettiste, en particulier, semble fréquemment dépassé par les événements, au point que certains passages sont à peine reconnaissables. C’est aussi dans les grands numéros musicaux impliquant le chœur que la prestation musicale des comédiens est la moins réussie, tant est grande l’hétérogénéité des compétences vocales au sein de la distribution.

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