“Manon Lescaut”
Concert Staatskapelle Berlin / Barenboim à Pleyel

“Götterdämmerung”

Staatsoper, Vienne • 29.6.14 à 16h
Wagner (1876)

Direction musicale : Ádám Fischer. Mise en scène : Sven-Eric Bechtolf. Avec Nina Stemme (Brünnhilde), Stephen Gould (Siegfried), Attila Jun (Hagen), Markus Eiche (Gunther), Caroline Wenborne (Gutrune), Jochen Schmeckenbecher (Alberich), Janina Baechle (Waltraute), Zoryana Kushpler, Stephanie Houtzeel, Ildikó Raimondi (les Nornes), Simina Ivan, Ulrike Helzel, Alisa Kolosova (les Filles du Rhin).

GötterdämmerungJe réussis enfin à voir le dernier épisode de ce Ring viennois, dont j’avais vu la Walküre en décembre 2007 et le Siegfried en mai 2008. La mise en scène est toujours aussi peu captivante, dans un décor moche et terne. Les quelques bonnes idées disséminées ici ou là et la gestion plutôt satisfaisante du chœur ne suffisent pas à convaincre.

Mais c’est l’interprétation qui rend ce Crépuscule inoubliable.

Stephen Gould, que je trouve considérablement plus assuré que dans Siegfried, propose un mélange irrésistible de puissance et de lyrisme, d’autant plus impressionnant que la voix semble sortir avec une facilité déconcertante, y compris dans les terribles notes aiguës de l’oiseau. On découvre grâce à Gould des bribes de mélodie que l’on n’entend presque jamais.

Nina Stemme est une Brünnhilde toute en puissance, peut-être un peu monochrome, mais d’une autorité qui force l’admiration jusque dans les dernières minutes de la redoutable immolation.

Le Gunther de Markus Eiche est exemplaire, tandis qu’on est très favorablement impressionné par la Waltraute de Janina Baechle et par l’homogénéité des Filles du Rhin. Déception, en revanche, du côté des Nornes… et devant le Hagen hagard d’un Attila Jun qu’on a connu plus vif : la voix reste puissante mais incertaine, l’engagement est inégal.

Superbe prestation du toujours excellent Ádám Fischer dans la fosse, même si on note quelques dérapages inhabituels parmi les cuivres… à rapprocher sans doute du degré élevé d’humidité dans la salle.

Bechtolf termine sur une image qui évoque Adam & Eve au jardin d’Éden, une idée tellement tentante que je me suis toujours demandé pourquoi elle n’était pas plus utilisée par les metteurs en scène.

Le public réserve un véritable triomphe mérité à une distribution largement exceptionnelle.

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