“Irma la Douce”
“Hedwig and the Angry Inch”

“Act One”

Vivian Beaumont Theater, New York • 10.5.14 à 20h
James Lapine, d’après l’autobiographie de Moss Hart

Mise en scène : James Lapine. Avec Tony Shalhoub (Moss Hart / Barnett Hart / George S. Kaufman), Santino Fontana (Moss Hart), Andrea Martin (Aunt Kate / Frieda Fishbein / Beatrice Kaufman), …

ActoneL’autobiographie de Moss Hart, Act One, publiée en 1959, est assez unanimement considérée comme l’un des plus beaux et des plus émouvants hommages adressés à la profession théâtrale. Sa lecture, il y a de nombreuses années, a constitué une révélation pour moi comme pour beaucoup d’amoureux du théâtre ; c’est un livre difficile à poser, que l’on finit plus ou moins par lire d’une seule traite mais dont on voudrait qu’il ne se termine jamais.

L’idée d’en tirer une adaptation théâtrale était tentante mais risquée… et je ne suis pas complètement convaincu par le résultat, même s’il possède un réel charme.

La vedette de cette production, curieusement, est le décor somptueux du décidément génial Beowulf Boritt, dont la créativité ne cessera jamais de m’impressionner. Il s’agit d’un gigantesque décor circulaire sur tournette qui permet de gérer avec maestria les nombreux changements de lieu imposés par le livret.

L’autre vedette de la pièce est le talentueux Tony Shalhoub, qui interprète le légendaire George S. Kaufman avec un instinct comique impeccable. Je n’aime en revanche pas beaucoup l’idée de lui faire interpréter d’autres rôles : celui du père de Moss Hart, Barnett, … mais aussi celui de Moss Hart lui-même, du moins son avatar le plus âgé… puisque les besoins de la chronologie et du récit ont conduit James Lapine à avoir trois Moss Hart sur scène.

Je pense que deux auraient suffi… d’autant que le rôle de Moss Hart jeune-homme est excellemment interprété par le talentueux Santino Fontana, vu pour la dernière fois en Prince dans Cinderella. Il eût été plus simple d’en faire le narrateur de l’ensemble.

Belle prestation également de la légendaire Andrea Martin, qui se partage avec talent entre trois rôles assez différents.

Le plus gros faux pas, à mon sens, est d’avoir chargé un dénommé Louis Rosen de fournir une musique de fond non seulement largement insipide, mais aussi contre-productive pour établir une atmosphère propice à l’épanouissement de la belle émotion que devrait produire le récit. Le style musical change brièvement à l’occasion d’une scène figurant une réception chez les Kaufman : ce sont alors les standards des années 1920 qui refont surface… et ça change tout.

Une relative déception, donc… même s’il est évident que les créateurs de ce spectacle souhaitaient transmettre fidèlement les sentiments que leur inspirent les merveilleuses mémoires de Moss Hart. Certains livres, semble-t-il, ne livrent leurs tripes qu’à leurs lecteurs.

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