Concert London Philharmonic Orchestra / Jurowski à Festival Hall
“Water Babies”

“The Beautiful Game”

Union Theatre, Londres • 27.4.14 à 14h30
Musique : Andrew Lloyd Webber. Livret & lyrics : Ben Elton

Mise en scène : Lotte Wakeham. Direction musicale : Benjamin Holder. Avec Niamh Perry (Mary), Ben Kerr (John), Stephen Barry (Del), Freddie Rogers (Thomas), Will Jeffs (Daniel), Alan McHale (Ginger), Carl McCrystal (Father O’Donnell), Joanna O’Hare (Christine), Natalie Douglas (Bernadette), Clare Inez (Protestant Girl), Tom Brandon, Shane McDaid, Charlie Royce, Mark Laverty, Leigh Lothian.

GameCette comédie musicale a vu le jour dans le West End à l’automne 2000, dans une production joliment mise en scène par… Robert Carsen. J’en ai gardé de bons souvenirs, mais l’aventure fut de courte durée, malgré une réception plutôt positive par la critique et par le public.

Il n’est pas simple de donner vie à cette histoire mêlant football, religion et amours adolescentes dans l’Irlande du Nord de la fin des années 1960. L’œuvre a été complètement réécrite par ses auteurs depuis et elle s’appelle aujourd’hui officiellement The Boys in the Photograph. La situation en Irlande du Nord ayant beaucoup évolué depuis 2000, il est maintenant possible de laisser l’histoire s’achever sur une note plus positive.

Il est du coup un peu curieux que la version présentée par le Union Theatre s’appelle encore The Beautiful Game… d’autant qu’il s’agit d’une version intermédiaire mêlant des éléments du livret original et du livret révisé. La nouvelle chanson “The Boys in the Photograph”, ajoutée lors des révisions, apporte son lot de mélancolie bien dosée… et permet de boucler la pièce sur un moment particulièrement poignant.

La production est extrêmement professionnelle et évite le mélo avec talent. Le théâtre a été configuré de telle sorte que les gradins accueillant le public se font face… ce qui forme un espace scénique qui peut effectivement évoquer un terrain de football. La chorégraphie du match de foot dans le premier acte est absolument superbe grâce à la conception magnifique de Tim Jackson et aux lumières de Derek Anderson.

Interprétation de grande qualité, qui donne à certains tableaux une belle force malgré la variété des tentatives plus ou moins réussies pour imiter l’accent irlandais. On est ainsi particulièrement touché par le duo “God’s Own Country”, qui voit une fille catholique (Niamh Perry) et une fille protestante (Clare Inez) affirmer un sentiment de propriété sur “leur” pays avec quasiment les mêmes mots.

Mention spéciale pour le Daniel génialement déjanté de Will Jeffs, pour la Bernadette gauche et touchante de Natalie Douglas (dont les vraies larmes démultiplient l’effet des derniers instants du premier acte) et pour la Christine exubérante et positive de Joanna O’Hare.

Confirmation du bon souvenir que j’avais conservé de la partition de Lloyd Webber. Les lyrics de Ben Elton ne sont pas aussi uniformément mauvais que je le pensais, même si quelques passages sont extrêmement gauches.

 

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