Concert Orchestre Philharmonique de Radio-France / Chung à Pleyel
“Into the Woods”

“Seven Brides For Seven Brothers”

Theatre Royal, Brighton • 12.4.14 à 14h30
Musique : Gene de Paul. Lyrics : Johnny Mercer. Livret : Lawrence Kasha & David S. Landay. Nouvelles chansons : Al Kasha & Joel Hirschhorn.

Mise en scène et chorégraphie : Patti Colombo. Direction musicale : Bruce Knight. Avec Sam Attwater (Adam Pontipee), Helena Blackman (Milly), …

BridesCette comédie musicale fut initialement conçue pour le grand écran — et le film de 1954, bien qu’il ait été réalisé à l’économie (toutes les scènes extérieures ont été tournées en studio), est devenu l’un des films musicaux les plus appréciés grâce à la magnifique partition de Gene de Paul et Johnny Mercer et aux talents de son metteur en scène Stanely Donen et de son chorégraphe Michael Kidd.

Ce n’est qu’à la fin des années 1970 que Seven Brides… fut adaptée pour la scène. Le succès ne fut pas au rendez-vous (cinq représentations à Broadway seulement), même si la pièce a connu depuis de nombreuses productions régionales. Malgré l’ajout de chansons bien moins inspirées que celles du film, la version scénique possède un charme considérable, pour peu qu’elle soit portée par une troupe tonique et une mise en scène dynamique. (On se souvient d’ailleurs de l’excellente production d’origine italienne importée aux Folies-Bergère il y a une quinzaine d’années.)

Dans l’ensemble, cette production actuellement en tournée au Royaume-Uni est à la hauteur du challenge.

Certes, il faut une sacrée résistance aux sons synthétiques pour supporter la prestation du minuscule orchestre. Je me suis même demandé à un moment s’il y avait vraiment des musiciens dans la fosse ou si le chef d’orchestre gesticulait pour la galerie. Oui, il y avait bien une poignée de musiciens… mais les gesticulations du chef s’adressaient manifestement autant aux chanteurs, obligés de se caler sur le tempo des pistes programmées dans les synthétiseurs.

Certes, le premier rôle masculin, malgré un réel charisme, possède de sérieuses lacunes dans l’aigu, au point de modifier certaines mélodies pour ne pas se trouver en difficulté.

Mais il est difficile de résister à l’exubérance des numéros musicaux, tous excellemment montés par Patti Colombo (dont le nom est lié à plusieurs projets en préparation de l’autre côté de l’Atlantique) et dans lesquels les solides danseurs qui constituent la troupe rivalisent d’énergie. Helena Blackman est une Milly pleine de charme et elle met très joliment en valeur les plus belles chansons de la partition.

On est heureux de constater que le public est manifestement sous le charme.

Comments

Verify your Comment

Previewing your Comment

This is only a preview. Your comment has not yet been posted.

Working...
Your comment could not be posted. Error type:
Your comment has been saved. Comments are moderated and will not appear until approved by the author. Post another comment

The letters and numbers you entered did not match the image. Please try again.

As a final step before posting your comment, enter the letters and numbers you see in the image below. This prevents automated programs from posting comments.

Having trouble reading this image? View an alternate.

Working...

Post a comment

Comments are moderated, and will not appear until the author has approved them.

Your Information

(Name and email address are required. Email address will not be displayed with the comment.)