Concert Concertgebouworkest / Jansons à Barbican Hall
“Into the Woods”

“Die Zauberflöte”

Opéra-Bastille, Paris • 6.4.14 à 19h30
Mozart (1791). Livret : Emanuel Schikaneder.

Direction musicale : Philippe Jordan. Mise en scène : Robert Carsen. Avec Julia Kleiter (Pamina), Pavol Breslik (Tamino), Daniel Schmutzhard (Papageno), Franz-Josef Selig (Sarastro), Sabine Devieilhe (La Reine de la nuit), …

ZauberfJe retrouve avec encore plus de plaisir cette très belle mise en scène du souvent génial Robert Carsen, après l’avoir découverte à Baden-Baden l’année dernière. Carsen a débarrassé intelligemment l’œuvre d’une partie de l’imagerie mystico-ésotérico-cabalistique qui la plombe souvent et il simplifie le trait au maximum : du noir et du blanc, de l’ombre et de la lumière, le passage des saisons, de vastes espaces uniformes, un trou comme porte entre “ici” et “ailleurs”.

De nombreuses et pertinentes touches d’humour, fort bien relayées par les chanteurs, viennent aérer agréablement le tout et empêchent le propos de sombrer dans une sorte d’abstraction métaphysique. Le livret de Schikaneder ne s’en trouve pas métamorphosé pour autant, mais il gagne en comestibilité.

Musicalement aussi on est comblé, au premier chef par la superbe prestation de l’Orchestre de l’Opéra, menée par Philippe Jordan, décidément excellent lorsqu’il reste à distance de Wagner. On a cepedant du mal à se convaincre que le son qui remplit aussi bien la salle soit le pur produit de l’acoustique naturelle de Bastille, que l’on n’a jamais connue aussi enveloppante. On est tout aussi enthousiasmé par la Pamina vocalement lumineuse de Julia Kleiter, presque un peu trop bonne par rapport à la qualité moyenne du plateau.

Heureusement, le Tamino de Pavol Breslik et le Papageno de Daniel Schmutzhard sont fort attachants, même si ce dernier n’a pas le dixième du charisme de Michael Nagy, qui emportait tous les suffrages à Baden. Sarastro sonore du toujours solide Franz-Josef Selig, tandis que Sabine Devieilhe passe avec une facilité déroutante — et, l’avouerai-je ?, presque décevante — toutes les difficultés techniques de la Reine de la nuit.

Si les trois Dames sont de complètes inconnues pour moi (comment rivaliser avec le trio Massis – Kožená – Stutzmann de Baden ?), elles n’en sont pas moins pétillantes. Seul le Monostatos de François Piolino est nettement en-dessous. 

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