“The Glass Menagerie”
“Saving Mr. Banks”

“Die Fledermaus”

Metropolitan Opera, New York • 5.2.14 à 19h30
Johan Strauss II (1874). Livret orioginal : Karl Haffner & Richard Genée. Lyrics anglais : Jeremy Sams. Dialogues anglais : Douglas Carter Beane.

Direction musicale : Paul Nadler. Mise en scène : Jeremy Sams. Avec Christopher Maltman (Gabriel von Eisenstein), Susanna Phillips (Rosalinde), Jane Archibald (Adele), Betsy Wolfe (Ida), Michael Fabiano (Alfred), Anthony Roth Costanzo (Prince Orlofsky), Paulo Szot (Dr. Falke), Danny Burstein (Frosch), Mark Schowalter (Dr. Blind), Patrick Carfizzi (Frank), Jason Simon (Ivan), …

FledermausJ’approchais cette nouvelle production de Die Fledermaus avec hésitation car les échos que j’en avais eus étaient pour le moins mitigés.

Il est vrai que l’adaptation en anglais cosignée par Jeremy Sams (pour les lyrics) et Douglas Carter Beane (pour le livret) fait grincer des dents. À répétition. J’ai décidément une relation en dents de scie avec Douglas Carter Beane, dont j’avais pourtant aimé la récente pièce The Nance. Son livret, nourri d’humour de sitcom de bas étage, flirte en permanence avec le mauvais goût et la vulgarité. Il est coutumier d’intégrer quelques références contemporaines dans Fledermaus, mais celles qui nous sont proposées (deux citations de Follies, des clins d’œil à The Producers…) ne font pas vraiment rire. Qui sait ? Le livret original est peut-être dans la même veine… mais j’aurais préféré que les auteurs évitent cette accumulation de sous-entendus grivois et d’humour facile.

L’orchestre devait être dirigé par l’excellent Ádám Fischer, mais c’est Paul Nadler qui était finalement sur le podium pour cause de maladie du Maestro. On y a sans doute perdu un peu en légèreté et en entrain, mais Nadler a réussi à insuffler un peu de légèreté viennoise à l’imposant orchestre du Metropolitan Opera.

La mise en scène est un semi-succès. Si le premier et le troisième actes sont traités aux petits oignons, avec une combinaison gagnante de visuels splendides et de direction d’acteurs au cordeau, le deuxième acte, en revanche, sombre dans une espèce de marasme indépêtrable : visuel grandiloquent qui ne laisse aucune place à la comédie, “grumeaux” de chanteurs et de choristes en permanence à l’avant-scène sans aucune direction lisible.

Très belle distribution, engagée avec la même énergie au service de la musique, du texte et de la mise en scène, ce qui est très inhabituel dans une maison d’opéra aussi vénérable. Le parti pris de confier le rôle d’Orlofsky à un contre-ténor plutôt qu’à une mezzo “en pantalon” fonctionne plutôt bien… et permet au librettiste d’ajouter un ou deux clins d’œil plutôt réussis. Excellente Rosalinde de Susanna Phillips et délicieuse Adele de Jane Archibald. Mention spéciale, bien sûr, pour l’excellent comédien Danny Burstein qui, dans le rôle parlé de Frosch, fait un tabac mérité.

Surprise : le rideau de scène figure le carton d’invitation au bal d’Orlofsky. Un carton parfaitement rectangulaire alors que les personnages de la pièce passent leur temps à se montrer une invitation en forme de chauve-souris, qui est au centre de l’intrigue…

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