“The Color Purple”
“Siegfried”

“Paul Bunyan”

Peacock Theatre, Londres • 7.9.13 à 19h30
Benjamin Britten (1941, révisé en 1976). Livret : W. H. Auden.

Southbank Sinfonia, Peter Robinson. Mise en scène : William Kerley. Avec Will Edelsten (The Voice of Paul Bunyan), Louise Kemeny (Tiny), Samuel Smith (Johnny Inkslinger), Peter Kirk (Hot Biscuit Slim), Christopher Jacklin (Narrator / Balladder), Alex Aldren (Sam Sharkey), Oskar Palmblad (Ben Benny), Timothy Connor (Hel Helson), …

BunyanCette petite merveille a été écrite par Britten et Auden alors qu’ils résidaient à New York, dans la fameuse “February House”, dont je parlais ici à propos de la comédie musicale qui lui a été récemment consacrée. C’est une merveille de fantaisie surréaliste — ce n’est sans doute pas un hasard si le décor semble évoquer la panse du Père Ubu —, mêlant la langue infiniment poétique de Auden à la musique variée et magnifiquement inspirée de Britten — on pense tour à tour à Gilbert et Sullivan, au blues, à Kurt Weill, …

La forme est inhabituelle : il y a un “narrateur” (qui chante) et le personnage titulaire (qui est un géant) s’exprime par le truchement d’une “voix” (qui ne chante pas, mais qui parle normalement depuis la coulisse). Opéra ? Opérette ? Comédie musicale ? On ne sait pas très bien dans quelle case ranger Paul Bunyan, signe de l’originalité et de l’attrait d’une œuvre assez irrésistible.

C’est le sympathique British Youth Opera, dont la mission est d’aider de jeunes chanteurs à effectuer la transition entre leurs études et le début d’une carrière professionnelle, qui propose cette excellente production — un choix d’autant plus indiqué que le spectacle a été conçu par Britten et Auden pour la Columbia University, où il a été créé.

Le Southbank Sinfonia propose une interprétation impeccable dans la fosse, tandis que la qualité d’ensemble sur scène est réellement impressionnante. On remarque tout particulièrement la délicieuse Louise Kemeny, qui interprète sublimement la complainte de Tiny, “Whether the Sun Shines Upon Children Playing”, et le solide Peter Kirk, qui interprète un Slim très attachant.

On fête cette année le centenaire de la naissance de Britten. Espérons que les hommages qui s’annoncent ici et là permettront au public de redécouvrir un compositeur dont la notoriété me semble très en décalage avec l’intensité de son talent.

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