“Little Me”
“Kinky Boots”

“On Your Toes”

New York City Center • 9.5.13 à 19h30
Musique : Richard Rodgers. Lyrics : Lorenz Hart. Livret : Rodgers & Hart et George Abbott.

ToesMise en scène : Warren Carlyle. Direction musicale : Rob Fisher. Avec Christine Baranski (Peggy Porterfield), Kelli Barrett (Frankie Frayne), Walter Bobbie (Sergei Alexandrovitch), Jeremy Cohen (Sidney Cohn), Joaquin De Luz (Beggar), Irina Dvorovenko (Princess Zenobia), Dalton Harrod (Phil Dolan III, Junior), Randy Skinner (Phil Dolan II), Shonn Wiley (Phil Dolan III), Karen Ziemba (Lil Dolan), …

La série des “Encores!” réserve généralement d’excellentes surprises : en se fixant comme objectif d’interpréter, le temps de quelques représentations, les grandes partitions du passé avec des moyens orchestraux que les productions commerciales ne pourraient plus financer, elle permet souvent de découvrir ou de redécouvrir des œuvres magnifiques.

Dire de la partition de Richard Rodgers pour On Your Toes (1936) qu’elle est magnifique ne lui rend qu’imparfaitement justice, tant Rodgers y affiche un génie aux multiples facettes, aussi à l’aise quand il écrit une ballade immanquablement destinée à devenir un standard (“Glad to Be Unhappy”, “Quiet Night” — dont la polyphonie donne la chair de poule, “There’s a Small Hotel”), une parodie de ballet classique (“Princess Zenobia”, une merveille) ou encore un ballet jazzy, l’immortel “Slaughter On Tenth Avenue”, toujours au répertoire de plusieurs compagnies de danse.

Le traitement réservé à On Your Toes dans le cadre de cette production est royal, et pas seulement parce que la musique est interprétée de manière irrésistible par un orchestre époustouflant. La recréation des chorégraphies originales de George Balanchine (oui, Balanchine) y contribue aussi de manière significative. On apprécie également le fait que la mise en scène parvienne à rester relativement “détendue”, ce qui donne à l’ensemble un air de facilité assez déconcertant.

Le seul point agaçant, au fond, est cette fichue manie de la série des “Encores!” de supprimer certains passages du livret… ce qui rend l’intrigue, certes maigre, difficile à suivre. Et on regrettera aussi le relatif manque de charisme du pourtant talentueux Shonn Wiley, qui tient le rôle central et sur qui repose le ballet final.

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