“Honk!”
“The Radio City Christmas Spectacular”

“The Hobbit: An Unexpected Journey” (3D)

Max Linder, Paris • 26.12.12 à 20h45
Peter Jackson (2012). Avec Martin Freeman (Bilbo), Ian McKellen (Gandalf), …

HobbitAutant les films de la série The Lord of the Rings m’avaient donné envie d’aller au bout de l’histoire, autant je pense que je vais en rester là pour cette nouvelle trilogie.

Le scénario est en effet désespérément linéaire, prévisible et sans enjeu. Après une exposition interminable, les personnages vont de bataille en bataille, sans que l’on soit jamais réellement inquiet, même lorsqu’ils semblent se trouver dans des situations inextricables.

Les questions de vraisemblance sont généralement secondaires dans l’heroic fantasy, mais un cerveau raisonnable ne peut pas accepter la façon dont les personnages principaux se tirent systématiquement indemmes des combats et poursuites, surtout compte tenu de la façon dont ils se déroulent — la scène dans Goblin-town étant la plus agaçante de ce point de vue.

C’est que l’on se trouve, au fond, dans un univers de jeu vidéo. Les normes du roman ou du cinéma traditionnel ne s’y appliquent plus. Le récit devient secondaire et seules comptent les prouesses visuelles… prouesses pourtant d’autant moins impressionnantes qu’elles sont intégralement en images de synthèse (mais pourquoi donc aller tourner en Nouvelle-Zélande si c’est pour ne garder aucune image “naturelle” ?) 

Martin Freeman est tellement bon qu’il sauverait presque le film à lui seul. Mais c’est un lourd combat. Même Ian McKellen est lassant tant son personnage est sans relief… et Andy Serkis, qui tirait tellement bien son épingle du jeu dans The Lord of the Rings, en fait tellement — et sur un mode tellement convenu — qu’il en est assommant.

Il est impossible de tenir le compte des points communs de l’histoire avec l’intrigue de L’Anneau du Nibelung tant ils sont nombreux : un dragon qui veille sur un tas d’or, des nains qui travaillent à la mine, un anneau qui confère des pouvoirs surnaturels, un oiseau qui se fait comprendre d’un homme, un duel à base de charades, etc. Si seulement Peter Jackson pouvait consacrer 180 millions de dollars (le budget de ce seul film) à une version cinématographique de la Tétralogie de Wagner…

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