Concert Lucerne Festival Orchestra / Abbado à Royal Festival Hall
“Frankenstein Junior”

Concert Orchestre de Paris / Järvi à Pleyel

Salle Pleyel, Paris • 12.10.11 à 20h
Orchestre de Paris, Paavo Järvi

Tubin (1905–1982) : symphonie n° 11
Tchaïkovski : concerto pour violon (Leonidas Kavakos, violon)
Rott (1858–1884) : symphonie en mi majeur

Ce n’est pas tous les jours qu’un concert de l’Orchestre de Paris inclut deux entrées au répertoire ! Deux entrées qui témoignent de l’influence de Järvi, qui dirige régulièrement ces œuvres.

La onzième symphonie de Tubin (un compatriote de Järvi) est en réalité un petit fragment d’une œuvre inachevée. C’est une petite pièce riche et rutilante, mais au tempo un peu trop imperturbable à mon goût.

J’ai une relation en dents de scie avec Leonidas Kavakos. Son concerto de Tchaïkovski est assez fascinant, même si je trouve que son son si particulier est teinté d’une certaine acidité.

Hans Rott est une figure légendaire de l’histoire de la musique : disparu tragiquement à l’âge de 25 ans, il semblait pourtant destiné à de grandes choses à en juger par les appréciations dithyrambiques formulées sur lui par Bruckner (qui fut l’un de ses professeurs) et, encore plus, par Mahler, qui se jugeait inférieur à lui. Sa symphonie en mi majeur ne fut créée dans son intégralité qu’il y a une vingtaine d’années.

C’est une œuvre intense et protéiforme, faisant la part belle aux cuivres. Elle visite successivement des territoires qui évoquent Bruckner, Brahms ou Mahler avant de s’achever dans une atmosphère parfaitement wagnérienne. L’Orchestre de Paris en donne une interprétation généreuse et attachante, marquée par quelques petits décalages surprenants, sans doute dus à la nouveauté de l’œuvre.

Comments

DavidLeMarrec

Bonsoir Laurent,

La nouveauté... et aussi la difficulté ! On ne met pas une symphonie de type Mahler aussi facilement au répertoire, c'est sûr.

klari

Ca me turlupine, le son de Kavakos que tu trouves acide.

Je me demande si, d'une part, ce ne serait pas du à son utilisation relativement parcimonieuse du vibrato. D'autre part, je pense que nos oreilles et nos esthétiques ont leur mot à dire - je ne serais pas étonnée que ce tu appelles 'acidité', je l'appelle 'caractère' :-)

Laurent

David > Oui… mais, venant d’un orchestre dans lequel on sait s’écouter, ça m’a paru curieux d’entendre plusieurs fois la pulsation se dédoubler soudain pour vivre deux vies parallèles alors qu’il n’y avait à ce moment-là pas de difficulté technique particulière.

klari > Ce n’est pas du tout impossible, en effet. Et ça serait corroboré par la répulsion instinctive que m’inspirent que les interprétations “baroques”.

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