“Aspects of Love”
“The Scottsboro Boys”

“Parsifal”

Festspielhaus, Bayreuth • 7.8.10 à 16h
Wagner (1882)

Direction musicale : Daniele Gatti. Mise en scène : Stefan Herheim. Avec Christopher Ventris (Parsifal), Susan Maclean (Kundry), Kwangchul Youn (Gurnemanz), Detlef Roth (Amfortas), Thomas Jesatko (Klingsor), Diógenes Randes (Titurel), …

S’il y a une œuvre à aller entendre à Bayreuth, c’est bien Parsifal. Écrit spécifiquement pour le Festspielhaus, qui en conservera l’exclusivité — au moins théorique — les trente premières années, Parsifal a notamment été pensé pour profiter de l’acoustique mythique de la salle, que Wagner ajustera d’ailleurs à nouveau pour la création en rajoutant une deuxième paroi pour mieux isoler la fosse d’orchestre.

Difficile de jouer les blasés quand on va à Bayreuth tant est forte l’impression de vivre une sorte de célébration collective, aux rituels jalousement préservés : l’accueil assuré par les “jeunes filles en bleu” (qui, depuis quelques années, ne sont plus en bleu mais en gris et mauve et comptent quelques jeunes hommes parmi leurs rangs — enfin en théorie, parce que je ne les ai pas vus) ; la fanfare jouée depuis le balcon qui surplombe l’entrée d’apparat pour signaler au public qu’il est temps de gagner ses places ; les portes que l’on verrouille de l’intérieur pour interdire l’accès à d’éventuels retardataires (on peut les ouvrir sans la clé en cas d’urgence depuis l’intérieur) ; la salle pensée pour que le regard se focalise sans effort sur la scène ; la fosse qui dissimule les musiciens aux yeux des spectateurs mais dont la configuration participe à l’acoustique légendaire du lieu, etc.

Il paraît que l’on préserverait à Bayreuth une tradition dont il est pourtant désormais établi qu’elle est fondée sur un malentendu, celle de ne pas applaudir à la fin du premier acte de Parsifal. Le public n‘étant pas nécessairement informé de cette habitude, il y eut en réalité des applaudissements lors de cette représentation, même si une majorité des spectateurs s’est prudemment abstenue.

Dans les productions traditionnelles (en existe-t-il encore ?), le prélude de Parsifal est joué rideau fermé et permet aux spectateurs de s’enfoncer lentement dans l’atmosphère de l’œuvre. À Bayreuth, comme très peu de lumière émane de la fosse, cela permet en théorie de savourer les quinze premières minutes de cette partition sublime — la dernière que Wagner ait achevée avant sa mort — dans un quasi-état de suspension. H. R. Haweis, un spectateur anglais qui a publié ses impressions après avoir assisté à une représentation en 1883 — la deuxième année où Parsifal figurait au programme — évoque cette entrée en matière avec émotion et lyrisme.

Malheureusement, le metteur en scène Stefan Herheim décide d’utiliser le prélude pour commencer à asseoir sa conception extrêmement complexe de l’œuvre et profite de ces quinze minutes pour montrer la mort de Herzeleide, la mère de Parsifal. Mais nous y reviendrons.

La confirmation est immédiate : il y a bien quelque chose de magique dans l’acoustique du Festspielhaus. Les sons de l’orchestre, magnifiquement détaillés, semblent enrober le spectateur dans un cocon moelleux, sans agressivité aucune mais avec une clarté et une proximité presque surnaturelles compte tenu de la configuration de la fosse. La cohabitation avec les voix, projetées avec un naturel étonnant, est idéale ; l’équilibre se fait sans effort apparent.

Malgré la beauté de l’acoustique, les premières mesures de Gatti ne m’ont pas emballé. Il privilégie la rondeur et le lyrisme là où quelques aspérités ponctuelles auraient été les bienvenues. Un peu plus loin, j’ai trouvé Gatti très timide dans la pourtant sublime “musique de transformation” (“Verwandlungsmusik”) du premier acte. Il faut dire que je m’étais littéralement shooté une partie de la semaine en écoutant l’enregistrement de Karajan de 1981… et Gatti m’a donné l’impression d’une “mauvaise descente”, comme on dit chez les drogués. (Le rubato permanent de Karajan et l’élasticité de ses tempos a quelque chose de miraculeux quand on constate à quel point l’orchestre continue à parler dans une unanimité jamais démentie.) Heureusement, Gatti se lâche de plus en plus par la suite… et son traitement du dernier acte m’a permis de repartir sur des sommets. Le dernier tableau, particulièrement réussi, conclut la représentation sur un moment sublime qui crée un enthousiasme perceptible dans le public.

La distribution réunie est de très bonne qualité. Je ne suis toujours pas totalement convaincu par Christopher Ventris (après Londres et Paris), mais il a de très jolis moments… et force est de constater qu’il semble détenir actuellement le monopole du rôle. Difficile de trouver quoi que ce soit à reprocher à la Kundry de Susan Maclean (si ce n’est l’effort perceptible quand il faut aller accrocher des notes aiguës — heureusement rares dans le rôle), à l’Amfortas sombre et très investi de Detlef Roth ou encore au Klingsor génialement glaçant de Thomas Jesatko.

Mention spéciale au superbe Gurnemanz de Kwangchul Youn, à qui je trouve décidément un talent inépuisable, qu’il soit Fasolt, Raimondo ou Méphistophélès.

On sort également très impressionné par les prestations de l’orchestre et du chœur.

Reste la mise en scène. Si certains “tics” de Stefan Herheim sont agaçants, voire très agaçants, il est difficile de résister à la richesse surabondante de son inspiration et, surtout, à la qualité de l’exécution : j’ai rarement été aussi fasciné par la beauté d’images sans cesse enrichies et renouvelées, par la fluidité des changements à vue, par la profondeur de l’inspiration. Magnifique décor de Heike Scheele capable de tant de métamorphoses, sublimement éclairé par Ulrich Niepel. L’un des effets visuels, qui donne l’impression d’un zoom en jouant sur la hauteur du cadre de scène, est sidérant d’efficacité et de simplicité.

Herheim en fait peut-être un peu beaucoup dans l’illustration et, ce faisant, il transforme clairement en opéra, en tout cas en œuvre de théâtre, ce que Wagner s’acharnait à définir comme un “Bühnenweihfestspiel”, un festival sacré pour la scène, pas si loin de l’oratorio. Dangereux et parfois agaçant mais, avec quelques heures de recul, plutôt convaincant.

Il y a d’abord le travail sur Kundry. Pour Herheim, c’est clair : Kundry et Herzeleide, la mère de Parsifal, se superposent largement. D’une certaine façon, il donne ainsi corps au complexe d’Œdipe qui sous-tend la dynamique dramatique du deuxième acte, lorsque Kundry essaie de séduire Parsifal en détournant à son profit son amour maternel. Freud est passé par là entre temps, et ça se voit. C’est ce travail sur Kundry qui justifie que l’on assiste à la mort de Herzeleide pendant le prélude. Plus tard, lorsque Gurnemanz raconte les conditions dans lesquelles Klingsor a pu blesser Amfortas après lui avoir dérobé sa lance, c’est sous les traits de Herzeleide que Kundry est montrée en train de le séduire dans un flashback assez saisissant. Plus tard encore, vers la fin de la “Verwandlungsmusik” du premier acte, on voit Herzeleide donner naissance à Parsifal… puis Kundry, qui assiste à l’accouchement comme sage-femme, cherche à enlever l’enfant avant d’être arrêtée et bannie. La scène suivante montre le “baptême” de l’enfant, à moins que ça ne soit sa circoncision, un autre fil rouge assez ténu que semble vouloir tisser le metteur en scène en référence à l’auto-mutilation que Klingsor est censé s’être infligée. Dans le deuxième acte, c’est d’abord sous une apparence très proche de celle de Klingsor que Kundry essaie de séduire Parsifal, avant de réapparaître en sosie de Herzeleide.

On pourrait trouver tout cela déplacé… mais, en y réfléchissant, cela n’enlève rien à la beauté du personnage de Kundry, condamnée pour se sauver elle-même à tenter de faire trébucher le héros par qui viendra la rédemption. Ça donne même un peu plus de cohérence à ses actes que ne le fait naturellement le livret.

Le traitement du personnage de Parsifal est, du coup, lui aussi un peu compliqué et je ne suis pas sûr de l’avoir totalement décrypté. Le metteur en scène semble suggérer que Parsifal — du moins l’un des ses avatars — est le fruit des amours d’Amfortas et de Kundry. Ce qui expliquerait que le “Parsifal enfant”, personnage silencieux mais fréquemment présent dans la mise en scène, semble traité comme le futur roi par Gurnemanz dès le début de la pièce, bien avant l’épisode du cygne, notamment lorsqu’il lui place sur les épaules le manteau d’hermine perdu par Amfortas lorsqu’il est séduit par Kundry dans le flashback déjà évoqué. Ce n’est pas un cygne que “Parsifal adulte” abat (“Parsifal adulte” n’est pas nécessairement le nom qui vient à l’esprit quand on voit Christopher Ventris en marinière et culottes courtes, mais bon, passons), mais son jeune alter ego, qui s’effondre, terrassé par une blessure au côté qui ressemble à s’y méprendre à celle d’Amfortas. Si le “Parsifal enfant” ne tenait sa légitimité que des liens du sang, “Parsifal adulte” devra aller la conquérir au deuxième acte en obtenant de Kundry la connaissance que lui transmet son baiser, sans rien perdre de sa pureté de héros rédempteur. Cela n’explique cependant pas tout, notamment la scène finale du premier acte dans laquelle c’est à “Parsifal enfant” et non à “Parsifal adulte” à qui Gurnemanz demande s’il a compris ce à quoi il vient d’assister…

Dernier parti pris du metteur en scène qui pourrait indisposer : celui de plaquer des images très concrètes sur la lutte implicite entre les valeurs incarnées par les chevaliers du Graal — hérauts de la paix, dotés d’ailleurs de majestueuses ailes d’archanges — et celles du démoniaque Klingsor qui, bien qu’affublé de bas-résille et de porte-jarretelles, travaille sans relâche à la destruction du monde. Il en résulte une série d’images assez typiques du Regietheater à l’allemande : l’une des séquences de la célébration du premier acte se transforme en une sorte de messe célébrée par Amfortas pour des soldats en partance pour la guerre ; le rideau du deuxième acte s’ouvre sur un hôpital de campagne où s’activent les filles-fleurs, transformées pour partie en infirmières lubriques ; la toute dernière scène du deuxième acte montre Klingsor à la tête d’une armée nazie, avec force croix gammées : quand Parsifal récupère la lance d’Amfortas, un immense médaillon figurant l’aigle du Troisième Reich tombe sur la scène pour s’y briser avec fracas ; le rideau du troisième acte se lève sur un paysage de désolation qui figure un monde détruit par la guerre (l’emblème brisé du Troisième Reich y jonche toujours le sol) ; enfin, la dernière scène est jouée dans ce qui semble bien être la diète fédérale allemande, dans laquelle les chevaliers du Graal, transformés en députés, s’apprêtent à mener le destin d’un monde enfin pacifié par les exploits de Parsifal.

Tordu ? Oui. Flirtant dangereusement avec des poncifs éculés sur la paix et la guerre ? Oui. Cohérent ? Finalement, plutôt. Je n’étais pas du tout convaincu pendant les entractes, mais la mise en perspective de l’ensemble une fois la représentation terminée me semble assez convaincante. Certains pourraient penser que le fait de plaquer de telles images trivialise le propos. Je dirais plutôt que ça l’illustre, sans le dénaturer. Un peu comme si on mettait un cercueil devant le chœur qui chante un requiem. Pas indispensable, mais pas hors-sujet non plus. Quand on ajoute le réel talent de Stefan Herheim pour composer des images scéniques fortes et jamais statiques (le rideau du troisième acte s’ouvre sur une quatrième arche qui accentue l’effet de perspective déjà créé par les trois arches du proscenium du Festspielhaus, créant une intéressante mise en abyme), un vertigineux foisonnement d’idées (le redoutable deuxième acte est particulièrement riche), ainsi d’ailleurs qu’une capacité rare à faire des choses intéressantes avec le chœur, on est conquis. Enfin, je le suis.

L’œuvre s’achève sur une belle image : le miroir circulaire incliné qui renvoyait au public l’image de l’aigle allemand dessiné au plancher du Bundestag se redresse progressivement pour se placer verticalement face au public. Au passage, il montre brièvement l’orchestre et son chef à l’œuvre dans la fameuse fosse, rompant la convention théâtrale précisément au moment où le metteur en scène choisit d’englober la salle entière dans son message de paix universelle. Des faisceaux lumineux plaquent des méridiens sur le cercle, qui devient globe terrestre dans lequel on aperçoit des visages — ceux du public, ceux de l’humanité. Le moment est idéal pour faire apparaître la fameuse colombe tandis que Gurnemanz, Kundry et le jeune Parsifal semblent envisager avec soulagement un avenir plus radieux. L’orchestre se charge d’achever cette quasi-liturgie sur de somptueux accords. Rideau.

J’avais beaucoup entendu parler du prétendu inconfort des fauteuils en bois du Festspielhaus. Il sont en réalité très confortables, d’autant que l’assise est recouverte d’une petite galette en tissu. Je m’y suis trouvé beaucoup plus à l’aise que sur les fauteuils de la nouvelle classe “Economie Premium” d’Air France, qui sont épouvantables bien que conçus près de 150 ans plus tard.

Et quelques photos pour finir :

Bayreuth

Comments

Philippe[s]

Mise en scène foisonnante, complexe en effet, mais d'une intelligence remarquable, et magnifiquement réalisée, qui ne peut certainement pas s'apprécier avec une seule vision (ce qui fait d'autant plus regretter la probable absence de captation en DVD).
Vous omettez de citer le rôle central de Bayreuth voulu par Herheim (la villa Wahnfried, la tombe de Wagner omniprésente au premier plan...), comme une sorte de lieu de la rédemption (avec le Bundestag).
J'ai un excellent souvenir de la direction de Gatti (l'année dernière), Kwangchul Youn est effectivement génial (il sera à Paris la saison prochaine dans une version de concert), et je confirme l'inconfort des sièges !!
En tout cas, Parsifal à Bayreuth est une expérience inoubliable, et on ne souhaite qu'une chose ; y retourner...

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Merci Laurent, vraiment, pour ce billet passionnant qui ne donne que des regrets de ne pas avoir assisté à cette représentation.
J'interviens brièvement autour de ce que tu présentes des requis de la mise en scène qui en effet semble percutante.
L'aspect œdipien indéniable n'est pas sans évoquer l'approche de Syberberg, qui se justifie fort bien. Du reste, l'aspect politique aussi que tu soulignes m'y fait encore penser.
Il me semble que concernant Kundry, il y a deux voies principales de lecture qui s'accordent à la partition(texte) : celle de la symbolique maternelle qui souvent se couple au "diabolisme" supposé de Kundry induit par Klingsor qui est évidemment "la castration" par extension et celle de la femme non-femme Kundry (je pense à Lehnhoff ici).
La (fausse) dualité enfant/adulte de Parsifal semble s'inscrire en ligne logique dans cette lecture freudienne et attachée aux signifiants de l'œuvre. L'enfant blessé est toujours celui de l'œdipe à la fois entre innocence et désacralisation.
Mais je ne vais pas surcharger ton excellent écrit de bavardages analysants/analytiques. :D

Est-il vraiment certain qu'aucune captation DVD n'aura lieu?

Laurent

Philippe[s] > Merci pour ce commentaire. Oserai-je avouer que la référence à la Villa Wahnfried (que je n’ai pas visitée) m’avait totalement échappé ? Quant à la tombe de Wagner… C’est ce monticule omniprésent à l’avant-scène ? Y a-t-il un signe de reconnaissance qui m’ait échappé, lui aussi ? En tout cas, cela expliquerait l’attitude de Gatti, qui a “remercié” le monticule pendant les saluts : je trouvais bizarre que ce soit le chef qui remercie le souffleur… Si c’est Wagner qu’il remerciait, c’est déjà plus compréhensible…

Ariana > J’ai beaucoup pensé à toi pendant la représentation (et en écrivant mon billet) tant je me disais que les choix de mise en scène t’auraient intéressée. Il me semble qu’il arrive que les productions de Bayreuth soient retransmises en direct à la télévision allemande : il y a peut-être un enregistrement qui circule, il faudrait chercher un peu plus…

Je viens de trouver (ici) un commentaire très développé, qui répond en partie à mes interrogations et à mes remarques. Il est en outre émaillé de fort belles photos de la production.

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Merci beaucoup (pour les pensées également :D, tu as fait mouche en exposant brillamment ces réflexions), les photos sont littéralement superbes. A priori, je me dirais conquise par ce dispositif ainsi que l'approche purement esthétique!
Je vais évidemment lire ce texte (j'avais oublié l'existence de ce site; et pourtant!!).

Saint chaffre

Merci pour ces "souvenirs de Bayreuth" et pour les commentaires de Philippe et Ariana. Les miens seront juste anecdotiques : J’ai eu la chance d’assister à la générale l’année dernière : A la fin des « proben », la coutume est d’applaudir très discrètement, car il ne s’agit encore que d’une répétition (il n’y a pas de saluts). A la fin du Parsifal « de Herheim », le public a enfreint cette coutume (et pourtant, à Bayreuth, les coutumes sont tenaces) et a offert au metteur en scène –à son pupitre dans la salle- une longue (à allemande, quoi) « standing ovation ». Je confesse avoir eu l’impression d’être témoin de quelque chose d’intense à ce moment là, en plus de la magie de l’œuvre : un Bühnenweihfestspiel ? Sinon, j’ai appris après la représentation qu’il y a eu un vif débat entre Gatti et Hermeim a propos de la pantomime pendant le prologue et que le metteur en scène a du « ferrailler dur » pour l’imposer au chef. Je confesse avoir été très agacé par celle-ci, mais par la suite, « bluffé » par la mise en scène, comme les 1973 autres spectateurs. Juste un petit avis personnel sur le final du deuxième acte, en honnête amateur de Wagner du XXI siècle, je suis allergique aux croix gammées en général mais aussi, et surtout, sur les scènes d’opéra : Portant, ici « elles tombent bien » : La séquence est aussi rapide que forte et donne un tableau très impressionnant visuellement. Bluffé.

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Merci à vous Saint Chaffre; vous apportez de nouveaux éléments à ce que je parviens à percevoir de l'intention d'Herheim qui décidément me rappelle très fortement à Syberberg.
Avez-vous souvenir dans le film du moment auquel le fanion nazi tombe "bien" mais de manière à provoquer le spectateur?
Tout comme vous j'ai une aversion pour le sur-usage de renvois au nazisme chez Wagner : ce n'est pas le propos.
Mais il faut reconnaître d'après ce que vous en dîtes ainsi que Laurent, comme pour Syberberg, un usage à propos.
J'enragerais presque de découvrir que la production n'aurait pas été enregistrée..
Me reste à croiser les doigts très forts :-)
Bien à vous.

Philippe[s]

A Prelude is not “time for the conductor"
http://www.wagneropera.net/interviews/stefan-herheim-gatti-preludes.htm

Laurent

> Merci ! Je l'adore, ce type... ne serait-ce que parce qu'il parle de "musical theatre" dans sa dernière réponse...

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