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“Prick Up Your Ears”

Comedy Theatre, Londres • 26.9.09 à 14h30
Simon Bent (2009), d’après les carnets de Joe Orton et la biographie de John Lahr

Mise en scène : Daniel Kramer. Avec Matt Lucas (Kenneth Halliwell), Chris New (Joe Orton), Gwen Taylor (Mrs. Corden).

PrickJ’avais évoqué Joe Orton (1933-1967) à propos de ses pièces Loot (Le Butin) et Entertaining Mr Sloane. Cet auteur dramatique anglais n’a eu le temps de laisser que quelques pièces à l’humour grinçant et décalé avant d’être assassiné par celui qui partageait sa vie, qui avait été son mentor et qui ne supportait pas, dans sa folie, que l’élève ait dépassé le maître, incapable qu’il était de concrétiser ses ambitions littéraires. Cette histoire romanesque a déjà inspiré un joli film également intitulé Prick Up Your Ears à Stephen Frears.

Cette nouvelle pièce de théâtre s’appuie sur les mêmes sources que le scénario du film de Frears : une biographie de Joe Orton écrite à la fin des années 1970 par John Lahr (le critique de théâtre du New Yorker) ainsi que les carnets tenus par Orton. Elle évoque la relation complexe des deux hommes en une série de scènes se déroulant de 1962 à 1967 dans l’appartement qu’ils partagent. L’auteur a également intégré un troisième personnage, Mrs. Corden, la propriétaire de l’appartement, ce qui permet d’insérer quelques respirations comique bienvenues et particulièrement réussies.

On entre volontiers dans l’univers de ces deux hommes étranges et l’on ressent le même type de fascination qu’en regardant le film de Frears. La pièce se déroule au rythme des disques écoutés par les deux hommes : la scène finale du Rosenkavalier au lever de rideau, puis une série d’extraits de la comédie musicale Pal Joey, apparemment fort prisée de Kenneth Halliwell, le compagnon d’Orton.

Les trois comédiens sont remarquables : Gwen Taylor pour son instinct comique, Chris New parce qu’il parvient à rendre son personnage étrangement fascinant — une caractéristique d’Orton souvent évoquée — et Matt Lucas pour son interprétation saisissante de la descente aux enfers d’Halliwell. Une belle expérience théâtrale, même s’il faut s’accrocher un peu dans la dernière scène, très violente.

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