“Prick Up Your Ears”
“La Cage aux Folles”

Concert LPO/Jurowski à Festival Hall

Royal Festival Hall, Londres • 26.9.09 à 19h30
London Philharmonic Orchestra, Vladimir Jurowski

Kurtág : Stele
Mahler : symphonie n° 2 (Adriana Kucerova, soprano ; Christianne Stotijn, mezzo-soprano)

Stele est une commande du Berliner Philharmoniker, dont Kurtág a été le compositeur en résidence. La création en fut dirigée par Claudio Abbado fin 1994. C’est une pièce étrange et atmosphérique en trois parties, qui fait appel à un effectif orchestral mahlérien (il faut notamment quatre “tubas Wagner”), ce qui explique le couplage.

L’interprétation de la deuxième symphonie par Jurowski m’a laissé extrêmement perplexe. J’aurais aimé pouvoir suivre en même temps sur la partition pour essayer de comprendre d’où lui venaient ses partis pris. Une partie de la musique devient méconnaissable en raison de tempos inhabituels, mais surtout de choix très étonnants dans l’équilibre des masses orchestrales. Dans le deuxième mouvement, pour ne citer qu’un exemple parmi cent, le thème joué par les violons est à peine audible tant Jurowski met en avant le contre-chant des violoncelles.

En outre, le chef russe imprime une pulsation très régulière, presque métronomique, à l’ensemble de la symphonie, se privant au passage de nombreuses occasions de mettre en valeur sa beauté mélodique en la faisant chanter davantage. Certains passages connus pour leur charme bucolique prennent du coup une allure presque militaire. Jurowski semble enfin vouloir conserver une forme de légèreté sonore qui me semble incompatible avec l’opulence de l’écriture de Mahler.

Jurowski positionne de nombreux petits groupes de musiciens en dehors de la scène, bien au-delà de ce que réclame la partition. Cela occasionne au surplus des déplacements inutiles, comme celui du basson et du contre-basson, qui sortent de scène pour aller rejoindre la fanfare positionnée en hauteur le temps de jouer l’introduction de l’“Urlicht”… avant de revenir à leurs places au bout de cinq minutes.

Rien de tout cela ne m’a vraiment touché. Évidemment, Jurowski sort soudain le grand jeu dans les dix dernières minutes et provoque, du coup, l’enthousiasme de la salle. Mais les soixante-dix premières minutes sont éprouvantes.

Très jolies prestations des deux chanteuses et du chœur. Je vois la soprano qui regarde le chef d’un air tantôt amusé tantôt effrayé avant que n’arrive le moment de son intervention. J’ai l’impression qu’il y a des moments où elle doit faire des efforts pour ne pas rigoler : elle a l’air d’extérioriser à peu près ce que je ressens.

Comments

gvgvsse

Mahler était très fier du contre-chant des violoncelles du deuxième mouvement. tu aurais mieux fait de venir à pleyel !

Laurent

> Ouais, on ne peut pas gagner à chaque fois.

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