“The Marvelous Wonderettes”
“Das Rheingold”

“The Temperamentals”

Barrow Group Theatre, New York • 8.8.09 à 20h
Jon Marans

Mise en scène : Jonathan Silverstein. Avec Thomas Jay Ryan (Harry Hay), Michael Urie (Rudi Gernreich), Tom Beckett, Matthew Schneck, Sam Breslin Wright.

Deuxième spectacle de la journée et découverte d’un deuxième théâtre que je ne connaissais pas encore : New York est décidément riche.

The Temperamentals est une petite pièce qui explore un aspect peu connu de l’activisme homosexuel dans les années 1950, bien avant les émeutes de Stonewall et le mouvement de libération gay des années 1970. On y découvre comment un dénommé Harry Hay et quelques autres ont fondé la “Mattachine Society”, une association qui tentera de faire progresser la cause des homosexuels pendant quelques années avant de s’auto-dissoudre. Le titre de la pièce, The Temperamentals, est une référence à l’un des noms de code qu’utilisaient les homosexuels de l’époque pour se désigner.

La pièce attire pas mal le public new-yorkais car le rôle de l’amant autrichien de Harry Hay, Rudi Gernreich, est joué par Michael Urie, qui interprète le rôle de Marc dans la série télévisée culte Ugly Betty.

L’écriture est remarquable, rythmée, voire carrément virtuose par moments, même si elle souffre d’un syndrome malheureusement trop fréquent : elle ne parvient pas à s’arrêter au moment où l’effet dramatique serait le plus fort. Le dernier quart d’heure, qui semble durer une heure, est parfaitement inutile. L’auteur Jon Marans s’est inspiré de personnages réels qu’il a bien sûr colorés de sa plume, et le résultat est parfaitement probant.

Plus encore, c’est la qualité de la mise en scène qui impressionne. Sur une petite scène carrée entourée par des gradins sur deux côtés opposés et meublée en tout et pour tout de six chaises, le metteur en scène Jonathan Silverstein, remarquablement aidé par les lumières de Josh Bradford, crée une atmosphère oppressante parfaitement adaptée au propos. Ça pourrait être prétentieux, mais ça se contente d’être d’une efficacité redoutable.

La distribution est tout aussi remarquable, d’autant que trois des comédiens jouent plusieurs rôles avec une facilité déconcertante. Les deux personnages principaux sont particulièrement attachants grâce au talent de Thomas Jay Ryan dans le rôle de Harry Hay et de Michael Urie dans le rôle de Rudi Gernreich. On est un peu loin de Ugly Betty, mais finalement pas tant que ça puisque Gernreich était un créateur de costumes parfois un peu extravagant — on lui doit notamment les combinaisons lunaires de la série Cosmos 1999.

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