“Catch Me If You Can”
“Das Barbecü”

“Siegfried”

Opéra de Seattle • 12.8.09 à 18h
Richard Wagner (1876)

Direction musicale : Robert Spano. Mise en scène : Stephen Wadsworth. Avec Stig Andersen (Siegfried), Janice Baird (Brünnhilde), Greer Grimsley (Wotan), Richard Paul Fink (Alberich), Dennis Petersen (Mime), Daniel Sumegi (Fafner), Maria Streijffert (Erda), Julianne Gearhart (L’Oiseau de la Forêt).

J’approche toujours Siegfried avec crainte car j’accroche beaucoup moins à cet épisode du Ring qu’aux autres. Lorsque le Directeur Général de l’Opéra de Seattle, Speight Jenkins, est apparu sur scène avant la représentation pour annoncer que Stig Andersen se débattait avec une infection virale, j’ai su que ce n’était pas ma soirée, d’autant que cela signifiait donc que le dernier quart d’heure allait se jouer entre un Siegfried en petite forme et une Brünnhilde (Janice Baird) que je ne trouve pas à la hauteur du rôle.

Le premier acte a été assez plat, noyé dans une sorte de léthargie générale, avec même d’assez sérieux problèmes de mise en place. Même si je me réjouissais de retrouver le Mime de Dennis Petersen, qui m’avait beaucoup plu dans Rheingold, il a bien fallu reconnaître que tout cela manquait d’allant.

Le deuxième acte a été bien plus captivant, avec de superbes confrontations Alberich/Wotan et Alberich/Mime. Richard Paul Fink (Alberich), Dennis Petersen (Mime) et Greer Grimsley (Wotan) dominent vraiment la distribution en proposant des interprétations remarquables.

Le troisième acte commence très fort avec un très joli duo entre Wotan et l’Erda très convaincante de Maria Streijffert. Puis la confrontation entre Wotan et Siegfried permet à Greer Grimsley de tirer sa révérence en beauté : son Wotan a été superbe de bout en bout. Puis vient le moment redouté où Siegfried réveille Brünnhilde et, comme prévu, on s’ennuie ferme. On se laisse même aller à une légère somnolence, pour la première fois depuis le début de ce Ring.

Curieusement, à une exception près, Siegfried réutilise des décors déjà vus dans les épisodes précédents. C’est normal, bien sûr, à la fin du troisième acte, qui se passe au même endroit que la fin de Die Walküre… mais c’est beaucoup plus surprenant de voir le deuxième acte se passer au même endroit que la fin du deuxième acte de Walküre — c’est même assez perturbant sur le plan logique.

Un épisode donc assez contrasté. Espérons que le Crépuscule viendra achever l’aventure sur une note plus réussie.

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