“Das Barbecü”
“Moon”

“Away We Go”

Regal Meridian 16, Seattle • 13.8.09 à 19h
Sam Mendes (2009)

Away Avec John Krasinski (Burt Farlander), Maya Rudolph (Verona de Tessant), Carmen Ejogo, Catherine O’Hara, Jeff Daniels, Allison Janney, Jim Gaffigan, Samantha Pryor, Conor Carroll, Maggie Gyllenhaal, Josh Hamilton, Chris Messina, Melanie Lynskey…

Encore un très joli film de Sam Mendes, quoique sans doute moins inoubliable que Revolutionary Road. À la rencontre du “road movie” et de la comédie romantique dont tous les codes seraient chamboulés, Away We Go suit les pérégrinations d’un couple en quête d’un point d’attache dans une Amérique qui ne lui renvoie aucun repère auquel s’identifier.

Le couple central de Away We Go, interprété magnifiquement par John Krasinski et Maya Rudolph, se distingue nettement des stéréotypes du cinéma américain : à aucun moment la solidité de leur amour n’est mise en doute ; mais voilà, alors qu’ils attendent la naissance de leur premier enfant, ils se rendent compte qu’ils ne sentent aucun sentiment d’appartenance à la région dans laquelle ils vivent. Cette absence leur pèse : “Are we fuck-ups?”, se demande au début du film la merveilleuse Maya Rudolph.

Ces racines qui leur manquent, ils finiront par les trouver… mais pas sans avoir croisé la route d’une série de personnages superbes et jubilatoires, tous interprétés avec brio par l’une des meilleures brochettes de comédiens que l’on ait rassemblée récemment dans le même film. On y retrouve notamment l’exquise Allison Janney, actuellement à l’affiche à Broadway, ou encore le séduisant Chris Messina, vu deux jours plus tôt dans le délicieux Julie and Julia.

Le scénario, de manière pas très subtile, nous fait arriver de nous-mêmes à la conclusion évidente que, non, nos deux héros sont tout sauf des “fuck-ups”. Ils sont au contraire l’incarnation d’une belle relation saine et touchante, comme en témoigne la très belle scène où ils s’échangent des promesses sur un trampoline une nuit dans un jardin de Miami…

Bon, j’avoue : je devais initialement aller voir le spectacle du Teatro ZinZanni, un spectacle déjanté que j’avais déjà vu à San Francisco et dont la meneuse est actuellement la délicieuse Liliane Montevecchi. Mais la perspective de devoir supporter trois heures de spectacle “interactif” (c’est-à-dire induisant la crainte permanente d’être choisi comme victime) se terminant normalement par une bataille de tartes à la crème a eu raison de mon admiration pour la diva française. En outre, il s’est mis à pleuvoir des cordes au moment où j’aurais dû me mettre en route. J’ai pris cela pour un signe du ciel, d’autant que la pluie s’est arrêtée exactement au moment où il n’était plus possible d’arriver à l’heure.

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