“Guys and Dolls”
Concert Orchestre National du Capitole de Toulouse / Sokhiev à Pleyel

“Werther”

Opéra Bastille, Paris • 18.3.09 à 19h30
Jules Massenet (1892). Livret d’Édouard Blau, Paul Milliet et Georges Hartmann, d’après Goethe.

Direction musicale : Kent Nagano. Mise en scène : Jürgen Rose. Avec Rolando Villazón (Werther), Susan Graham (Charlotte), Ludovic Tézier (Albert), Adriana Kucerova (Sophie), Alain Vernhes (Le Bailli), Christian Jean (Schmidt), Christian Tréguier (Johann).

La dernière fois que j’avais vu Werther, c’était déjà avec Villazón, mais c’était à Vienne. Le ténor mexicain faisait alors son retour sur scène après plusieurs mois d’absence généralement attribués à l’état de sa voix, qu’on lui reproche de trop pousser. Et il est vrai que, dans le Don Carlo de Covent Garden, il semblait souvent à la limite de ses possibilités. Ce n’est absolument pas le cas dans ce Werther (dont il n’a pourtant pas pu assurer la première pour cause de voix fatiguée) : le ténor est remarquable de bout en bout ; la voix, généreuse et envoûtante, séduit instantanément, même si les intonations peuvent surprendre (Villazón semble aller d’accent en accent, sans vraiment se préoccuper de ce qui se passe entre les deux).

Villazón a la chance de donner la réplique à la Charlotte lumineuse de Susan Graham, pas toujours totalement compréhensible, mais d’une musicalité sans faille. Le reste de la distribution est solide, avec une prestation particulièrement remarquable de la jeune Adriana Kucerova dans le rôle de Sophie… et le toujours fiable Ludovic Tézier (qui chante Werther dans la version pour baryton en alternance avec Villazón).

On apprécie la mise en scène dépouillée et Jürgen Rose, qui s’appuie sur un visuel sobre et classe qu’il a conçu lui-même en collaboration avec Michael Bauer pour les lumières.

Mais c’est ce qui se passe dans la fosse qui est le plus bouleversant. Kent Nagano, que je trouve irrégulier, propose ici un feu d’artifice de couleurs et de textures musicales parfaitement irrésistibles. La belle partition de Massenet en sort particulièrement à son avantage.

Comments

palpatine

Content de voir que tu es de mon avis et à l'opposé de celui du vilain Machart des neiges :) (concernant Adriana et Kent).

Laurent

> Je suis resté plus d’une fois perplexe devant une critique de Machart : a-t-il vraiment assisté à la représentation ? avait-il écrit sa critique avant ? a-t-il un lien de parenté avec Ben Brantley, le critique théâtral du New York Times, dont on se demande parfois s’il n’est pas plus intéressé de décocher des flèches empoisonnées que d’analyser ce à quoi il assiste ?

Gracian

Vu avec Ludovic Tézier. Belle voix, richement timbrée.
Par contre cette mise en scène est indigente, se voulant originale a tout prix.
Ce pauvre Werther sur son rocher, les murs tagués, avec la porte de placard qui doit être la chapelle et les quatre grosses servantes bavaroises soudain trés naturalistes....... Non, non non !

Laurent

> Bon, j’ai presque honte d’avoir trouvé le visuel “sobre et classe”, pour le coup… En tout cas, le décor part directement au rebut, puisque Nicolas Joel propose une nouvelle production de Werther dès la saison prochaine… avec Jonas Kaufmann, ça va être quelque chose…

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