“The Black & White Ball”
“Park Avenue”

“Maria Friedman – Re-arranged”

Menier Chocolate Factory, Londres • 19.4.08 à 20h
Direction musicale : Michael Haslam et Chris Walker. Mise en scène : David Babani.

Maria Friedman est l’une des comédiennes/chanteuses les plus attachantes de sa génération. Avant Follies et Sweeney Todd, dont j’ai fait état ici, je l’ai vue dans The Woman in White, Ragtime, Passion, Lady in the Dark… Elle avait déjà enchanté les spectateurs londoniens avec un tour de chant intitulé Maria Friedman — by Special Arrangement il y a quelques années au Donmar Warehouse. La voici donc qui revient, dans un autre petit théâtre, le Menier Chocolate Factory, avec un nouveau spectacle conçu essentiellement autour de chansons de comédie musicale — Stephen Sondheim en tête.

Surprise en pénétrant dans la salle : c’est un big band de onze musiciens qui est installé sur scène ! Difficile de décrire l’état de bonheur dans lequel m’ont plongé, pendant plus de deux heures, les arrangements orchestraux écrits spécialement pour tirer parti de ce fabuleux ensemble. Maria Friedman n’est pas en reste : elle possède le talent rare de ceux qui font de chaque chanson une véritable histoire grâce à une attention parfaite apportée aux lyrics. En outre, elle “vit” la musique qui l’entoure comme peu d’autres interprètes en sont capables. Le résultat est tout bonnement enthousiasmant.

Le répertoire s’étend de chansons déchirantes comme “Marry Me a Little” (Company) ou “If You Go Away” (le “Ne me quitte pas” de Jacques Brel) à d’irrésistibles explosions dans la plus pure tradition du jazz band, comme “The Story of Lucy and Jessie” (Follies) ou, surtout, un morceau spécialement arrangé par Michel Legrand, Le Trombone, qui est proprement enivrant. Autres grands moments : “I Got Lost in His Arms” (Annie Get Your Gun, avec son arrangement qui évoque subtilement la samba), “Play the Song Again” (la “Valse à mille temps” de Jacques Brel, ébouriffant), ou encore un “medley” des chansons de Sunday in the Park With George, interprété avec une magnifique intensité. Un interlude orchestral construit autour des thèmes de la partition de Sweeney Todd est tout aussi remarquable, avec le thème de la “Ballade” joué sur les basses du thème bien connu de la “Panthère Rose”.

Friedman conclut sur la “Lamentation de Didon” du Didon et Énée de Purcell, qu’elle enchaîne joliment sur le “Somewhere” de West Side Story. En bis : “Broadway Baby” (Follies) et “Goodbye for Now” (une chanson de Sondheim écrite pour le film Reds). Magnifique.

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