Concert
Concert

“Евгений Онегин”

Royal Opera House, Londres • 8.3.08 à 12h30
Eugène Onéguine (1879). Musique de Piotr Illitch Tchaïkovski. Livret du compositeur, d’après Pouchkine.

Direction musicale : Jiří Bělohlávek. Mise en scène : Steven Pimlott, recréée par Elaine Kidd. Avec Gerald Finley (Eugène Onéguine), Marina Poplavskaya (Tatyana), Piotr Beczala (Lensky), Ekaterina Semenchuk (Olga)…

Je m’étais pourtant promis d’éviter Bělohlávek après des expériences peu enthousiasmantes (ici et ), mais l’attrait d’Eugène Onéguine était trop fort pour résister. Grave erreur : je n’arrive pas à comprendre comment on peut rendre cette musique aussi peu intéressante. Avec Bělohlávek, la partition enflammée de Tchaïkovski est plate, métronomique, sans ardeur, d’une désespérante régularité. Du coup, les grands moments de la partition passent presque inaperçus, quand ils ne sont pas purement et simplement ennuyeux, comme le duo final de Tatyana et d’Onéguine.

La distribution est inégale : Finley est très correct en Onéguine, même si son accent est parfois un peu curieux ; Beczala en impose en Lensky, mais il manque un peu de subtilité ; la Tatyana de Poplavskaya n’a aucun intérêt ; l’Olga d’Ekaterina Semenchuk est brouillonne. Seul le Gremin de Brindley Sherratt prend véritablement aux tripes.

Évidemment, la version Carsen/Gergiev/Hvostorovsky/Fleming/Vargas du Met a placé la barre très très haut. Mais là, on est plutôt au sous-sol.

Comments

DavidLeMarrec

Beczala est tout de même délicieux, je trouve. Pas beaucoup d'aspérités, sans doute, mais vraiment personnel. Et une mine de poupon étonné assez adorable (ce qui divertit au besoin).

Effectivement les Onéguine "étrangers" sont rarement parfaitement convaincants, eu égard au rapport à la langue évidemment. Donc Finley n'est pas aussi impeccable que dans ses autres répertoires... Mais à la réflexion, je pensais à son français (parfait), mais pas à son italien assez 'standard international', voire un peu germanisant.

Comment était la mise en scène ?

Laurent

> La mise en scène est du genre “esthétisante”, mais n’est pas Robert Carsen qui veut. Il y a quelques belles images, pas toujours compréhensibles, et certains choix ne sont pas totalement convaincants (le bal du troisième acte a lieu avec des patins à glace sur une rivière gelée). Le pauvre Steven Pimlott venait de se voir diagnostiquer un cancer au moment des répétitions et il est mort quelques mois plus tard. On a un peu l’impression qu’il n’a pas eu le temps ou la force de creuser ses idées jusqu’au bout.

DavidLeMarrec

Merci. Du typique de Covent Garden, en somme. (Non, tous les metteurs en scène n'y contractent pas des maladies mortelles.)

Laurent

> Oui, assez typique, en effet.

(Le fil RSS des CSS est asséché ? Je ne reçois plus rien dans mon reader. Et les liens indiqués sur la page d’accueil n’ont pas l’air de marcher non plus…)

DavidLeMarrec

En effet, il ne fonctionnait plus... Je crois que c'est réparé à présent. Merci. :)

Laurent

> Oui, ça remarche !

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