Concert
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“Le Scaphandre et le papillon”

DVD • 1.3.08 à 20h
Julian Schnabel (2007). Avec Mathieu Amalric (Jean-Dominique Bauby), Emmanuelle Seigner (Céline), Marie-Josée Croze (Henriette), Anne Consigny (Claude), Patrick Chesnais (Dr Lepage), Max von Sydow (Papinou)…

Ce joli film est inspiré par la terrible histoire de Jean-Dominique Bauby, le rédacteur-en-chef du magazine Elle qui, en 1995, devient totalement paralysé à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Bien qu’ayant perdu l’usage de la parole, il est en possession de toutes ses facultés intellectuelles et cognitives et est parfaitement conscient de son corps et son environnement. Seuls ses yeux et ses paupières peuvent lui servir de moyen de communication. L’état dans lequel il se trouve, appelé “Locked-In Syndrome” est comparable à un emprisonnement dans son propre corps. En utilisant sa paupière gauche, Bauby peut dicter — de manière certes un peu laborieuse — un livre autobiographique, Le Scaphandre et le papillon, qui deviendra un best-seller. Il mourra quelques jours après la parution du livre.

Entre Julian Schnabel, surtout connu comme peintre contemporain, réalisateur de deux précédents films, Basquiat et Before Night Falls, dans lesquels le thème de l’enfermement est présent. C’est son regard “plastique” (aidé par les touches d’humour du scénario) qui sauve le film du pathos mélodramatique dans lequel il pourrait assez facilement tomber. Avec son directeur de la photographie, Janusz Kaminski, il crée de superbes images pour interpréter le monde tel que le perçoit Bauby, mais aussi les escapades du personnage principal dans sa mémoire et dans son imagination, les deux domaines intérieurs dans lesquels il se réfugie fréquemment pour échapper à son état.

La distribution, heureusement ou malheureusement, est dominée par une prestation tellement magnifique de Max von Sydow dans le rôle du père de Jean-Dominique Bauby qu’elle en écrase presque tout ce qui l’entoure. On remarque d’autant plus les faiblesses agaçantes d’une Emmanuelle Seigner ou d’un Patrick Chesnais. On se laisse volontiers conquérir, en revanche, par le talent et le charme de Marie-Josée Croze, la seule parmi les femmes qui entourent Bauby à donner une véritable consistance à son personnage.

L’histoire de Bauby est marquée par une coïncidence troublante : juste avant son accident, il relisait Le Comte de Monte-Cristo, dans l’optique d’en écrire une version transposée à l’époque contemporaine dans laquelle le personnage principal serait une femme. Or l’un des personnages de Monte-Cristo, Noirtier de Villefort, est précisément atteint de “Locked-In Syndrom”… Il ne doit pas y en avoir tant d’exemples dans la littérature.

Dans l’une des séquences imaginaires du film, on aperçoit Nicolas Le Riche en Nijinski bondissant des les couloirs de l’hôpital.

Comments

klari

Je ne l'ai pas encore vu, mais je ne serais pas étonnée que ce devienne un des rares films à être approuvé par Paris-Broadway et par le klariscope!

Laurent

> Il me tarde de savoir :-) Mais mon appréciation est assez mitigée ; je n’irais pas jusqu’à parler d’approbation…

gvgvsse

comme quoi tu mets la barre plus haut au cinema qu'au concert!

Laurent

> Mais qu’est-ce qui peut bien te faire dire ça ? :-)

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