Concert
Mes deux coups de cœur du jour

Concert

Théâtre des Champs-Élysées, Paris • 9.3.08 à 20h
Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, Mariss Jansons

Wagner :
Lohengrin : prélude de l’acte 1
Wesendock Lieder (Mihoko Fujimura, mezzo-soprano)
Mahler : symphonie n°1

Ce concert a bien failli être annulé car l’orchestre et son matériel ont été bloqués par la grève des ferrys Douvres – Calais. Ils arrivent finalement in extremis et le concert est confirmé, avec une demie-heure de retard mais sans répétition préalable. Dominique Meyer annonce que certains musiciens pourraient jouer sans frac, mais cela ne se produit pas.

Il aurait été franchement dommage que le concert n’ait pas lieu car il fut magnifique. L’orchestre, peut-être à cause de la tension résultant de l’absence de répétition sur place, joue merveilleusement, peut-être mieux encore que la veille à Londres. Les Wesendock Lieder sont toujours aussi beaux, même si Fujimura a l’air un peu plus tendue que la veille, ce qui s’entend notamment dans ses aigus.

Puis Jansons sort le grand jeu pour la première de Mahler. On avait déjà remarqué (ici et , par exemple) sa tendance très marquée à exagérer la dynamique et à rechercher des effets très marqués. Son premier mouvement, très posé, est un véritable foisonnement bucolique… jusqu’à ce qu’une sorte de frisson général vienne enflammer l’orchestre jusqu’à l’explosion finale. Le deuxième mouvement est surtout remarquable par la grâce indescriptible du Trio. Magnifique troisième mouvement, dans lequel Jansons met en pratique son précepte de faire jouer le contrebasse solo légèrement faux ; la section “klezmer” est étonnante tellement on a l’impression d’entendre une harmonie de quartier, avec ses petits décalages et son enthousiasme communicatif. Quatrième mouvement magistral, dans lequel Jansons retient l’orchestre aussi longtemps que possible avant de se lâcher dans un final pyrotechnique.

Le travail de l’orchestre est fascinant à observer : le “la” donné en exclusivité pour les contrebasses au moment de l’accord, les vents qui jouent pavillon haut pour mieux se faire entendre, les violons qui jouent dans des formations variables pour varier l’effet sonore, les deux cymbales frappées simultanément par le percussionniste pour marquer le début du dernier mouvement,…

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