“Sunday in the Park With George”
“Next to Normal”

“Die Walküre”

Metropolitan Opera, New York • 2.2.08 à 12h30
Richard Wagner (1870)

Direction musicale : Lorin Maazel. Mise en scène : Otto Schenk. Avec Lisa Gasteen (Brünnhilde), James Morris (Wotan), Clifton Forbis (Siegmund), Deborah Voigt (Sieglinde), Mikhail Petrenko (Hunding), Michelle DeYoung (Fricka), Kelly Cae Hogan (Gerhilde), Claudia Waite (Helmwige), Laura Vlasak Nolen (Waltraute), Jane Bunnell (Schwertleite), Wendy Bryn Harmer (Ortlinde), Leann Sandel-Pantaleo (Siegrune), Edyta Kulczak (Grimgerde), Mary Phillips (Rossweisse).

Représentation de très haut vol, marquant le retour de Lorin Maazel dans la fosse du Metropolitan Opera après de très nombreuses années. À part Lisa Gasteen, qui est un peu irrégulière, la distribution serait difficile à améliorer : James Morris est un Wotan de référence ; Clifton Forbis est “mon” Siegmund de référence depuis Toronto ; la superbe Deborah Voigt — que je voyais pour la première fois — est une merveilleuse Sieglinde ; le toujours fiable Mikhail Petrenko est toujours remarquable en Hunding (comme à Aix) ; et l’excellente Michelle DeYoung (vue à Berlin dans la 8ème de Mahler) propose une très belle interprétation de Fricka.

Que demander de plus ? Peut-être que Lorin Maazel se complaise un peu moins dans des tempos d’une lenteur presque assommante. L’œuvre est assez longue comme cela : inutile d’en rajouter. Maazel parvient à dépasser de vingt minutes le minutage prévisionnel tant il a tendance à étirer certains passages. Même les chanteurs ont du mal à suivre, par moments.

La mise en scène est d’un classicisme total : on a l’impression de voir les gravures bien connues, avec moult rochers et quelques arbres. Je crois que c’est la première production que je vois dans laquelle Brünnhilde porte un vrai casque, un vrai bouclier et une vraie lance. Une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

Comments

DavidLeMarrec

Ce serait sans problème, si cette littéralité ne servait pas d'excuse pour exclure toute direction d'acteurs...
Du Schenk, en somme.

palpatine

Mais est-ce que Brunnhilde avait de vraies tresses brunes, qui dépassaient de son casque ? C'est important, ça ! ^^ (et elles étaient sur de vrais chevaux, les Walkiries ?)

Laurent

David > Ce n’est pas faux. De la non- mise en scène, qui était largement la règle à l’opéra il y a trente ans.

palpatine > Pour les tresses, je ne me souviens pas. Pour les chevaux : elles les laissent en coulisse avant d’entrer en scène (ce qui leur permet de continuer à les regarder).

DavidLeMarrec

Oui, c'est vrai. En fin de compte, l'opéra, qui était à l'origine un simple moyen d'exalter le texte théâtral (ou prétendu tel, car à voir les oeuvres...), a très vite bifurqué vers la fascination vocale, et le caractère mixte entre théâtre et musique n'est réapparu que très tard, dans les années soixante-dix.

Mais le Met est resté en retard de quelques guerres. Ce serait drôle si ce n'était pas de l'amateurisme un peu déplacé et, partant, un spectacle incomplet.

Pour moi bien sûr, car beaucoup adorent la manière Schenk.

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