Concert
“Angélique” / “Les Mamelles de Tirésias”

Concert

Philharmonie, Berlin • 9.4.07 à 20h
Staatskapelle de Berlin, Pierre Boulez.

Mahler : symphonie n°8

avec Twyla Robinson, Soile Isokoski, Adriane Queiroz (sopranos) ; Michelle DeYoung, Simone Shröder (contraltos) ; Johan Botha (ténor) ; Hanno Müller-Brachmann (baryton) ; Robert Holl (basse) ; le Chœur du Staatsoper de Berlin, le Chœur Philharmonique de Prague et le Aurelius Sängerknaben Calw.

J’en ai encore la gorge serrée. C’était la première fois que j’entendais la huitième de Mahler en concert, et je ne suis pas près de l’oublier. Dans les conditions d’acoustique idéales de la Philharmonie (sauf pour entendre les solistes si l’on n’est pas en face d’eux) et sous la direction d’un Boulez étonnant tellement le rapport efficacité / énergie dépensée de sa gestique est élevé, chacune des deux parties a cheminé inéluctablement vers de véritables apothéoses mystiques.

Il est vraiment étonnant de voir Boulez conduire son monde de quelques gestes : jamais la tension ne faiblit ; le cheminement vers la résolution est comme tracé, contenu dans chaque note, dans chaque instant ; sereinement mais inéluctablement, le discours musical suit son cours. C’est irrésistible, c’est bouleversant, c’est beau.

Public déchâiné à la fin, évidemment. Les applaudissements continuent alors que les musiciens et le chœur sont déjà sortis. Boulez revient saluer : ovation retentissante, largement méritée.

Comments

Philippe Delaide

Les versions au disque que j'ai par Pierre Boulez sont avec des formations orchestrales différentes (Chicago Symphony Orchestra ou Philharmonique de Vienne). Avec ce dernier, il exploite à fond la densité, le caractère charnu de la pâte sonore de l'orchestre. Mais il est également capable de lui faire restituer des attaques saillantes. C'est particulièrement marquant dans sa version du Chant de la Terre (et une Violetta Urmana bouleversante). La tension devait être en effet impressionnante lors de ce concert.

Laurent

> Pour une première huitième, si j’ose dire, j’ai en effet été gâté.

Curieusement, j’ai mis du temps à devenir fan de Boulez, mais je suis maintenant époustouflé par l’efficacité de sa direction.

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