Miscellanées
“Billy Elliot”

Madonna : “Confessions Tour”

Palais Omnisport de Paris–Bercy • 31.8.06 à 20h30

Madonna_1 Fascinante opportunité de voir en chair et en os (pour la première fois) l’une des plus extraordinaires créations de l’entertainment business. De Madonna Louise Ciccone, je ne connaissais que les grands succès de la décennie 1980, jusqu’à l’album I’m Breathless de 1990, petit bijou dans lequel on trouve aussi bien le superbe “Vogue” que… trois chansons de Stephen Sondheim. Quinze ans plus tard, l’album Confessions on a Dance Floor, décidément assez réussi, me donne envie d’en (sa)voir plus.

Spectacle généreux tant en durée qu’en décibels, d’un engagement sympathique quoique pas très subtil (la subtilité n’a jamais été la spécialité de la Madonne), réglé au millimètre au point de manquer parfois un peu de spontanéité, ce Confessions Tour se distingue avant tout par un professionnalisme à toute épreuve.

Dans le tableau d’ouverture, une gigantesque boule “disco” descend sur scène ; Madonna y pénètre par le dessous à travers une trappe ; la boule s’ouvre alors comme pour éclore, fournissant à la vedette l’occasion d’une entrée en scène particulièrement spectaculaire. Les visuels, très travaillés, s’appuient largement sur les bonnes vieilles recettes du théâtre — trappes, tournette, etc. — et utilisent aussi beaucoup des vidéos très travaillées. La troupe qui entoure Madonna est d’une qualité irréprochable. Les danseurs / acrobates sont à couper le souffle.

Bref, on en a plein les yeux et plein les oreilles, pour un spectacle qui parvient à soutenir l’attention sans faiblir pendant plus de deux heures. Certes, on aimerait un son un peu moins saturé, ou encore un accompagnement musical un peu moins “préprogrammé”… Mais comment ne pas être séduit par une femme qui, à 48 ans et un an à peine après un très sérieux accident de cheval, parvient encore à dégager autant d’énergie ? Ce spectacle doit être à peu près aussi épuisant qu’un marathon, et pourtant à aucun moment on ne perçoit la moindre baisse de régime.

Madonna est bel et bien une bête de scène. Malgré ses provocations devenues quasiment incontournables, elle propose un spectacle finalement assez “chic et classe”, incontestablement placé très haut sur l’échelle du divertissement et du professionnalisme. On en a pour son argent.

Comments

Azure-Te

On en a pour son argent.
La petite phrase qui dit tout.
Qui tue.

Laurent

> Si ce que tu veux dire, c’est que tout ça n’est qu’une grosse machine à fric, je pense que c’est incontestable :-)

(Cela étant, pour être honnête, j’utilise souvent cette expression simplement pour dire que j’ai aimé un spectacle.)

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