Művészetek Palotája, Budapest • 3.2.13 à 10h30
Béla Bartók
10h30
Orchestre symphonique de la MÁV (les chemins de fer hongrois), Péter Csaba
– concerto pour violon n° 1 (Ádám Banda, violon)
– Concerto pour orchestre
12h30
Budapest Strings, János Kovács
– Musique pour cordes, percussion et célesta
– Divertimento
17h
Orchestre philharmonique national, Zoltán Kocsis
– Kossuth, poème symphonique
– Suite de danses
19h
Pannon Philharmonic, Tibor Bogányi
– concerto pour piano n° 3 (Dénes Várjon, piano)
– Le Mandarin merveilleux, suite
21h
Budapest Festival Orchestra, Iván Fischer
– Le Château de Barbe-Bleue
(István Kovács, Ildikó Komlósi, chant)
Onze concerts. Plus de douze heures de musique. Un seul compositeur. C’est le concept un peu fou de ce “marathon” consacré à Béla Bartók au Palais des Arts de Budapest à l’initiative d’Iván Fischer.
Même si d’aucuns se sont prêtés à l’aventure des onze concerts, je me suis contenté d’une sélection de cinq, afin de me ménager des pauses, dont une suffisamment longue pour me permettre de rentrer à l’hôtel faire une petite sieste.
Quelle abondance de merveilles ! La journée s’est terminée en apothéose avec un Château de Barbe-Bleue interprété avec une intensité extraordinaire par le Budapest Festival Orchestra d’Iván Fischer. Mais il serait bien difficile de faire le tri parmi l’accumulation de plaisirs petits et grands, de la joie évidente des solistes de l’Orchestre symphonique de la MÁV dans un Concerto pour orchestre proprement électrique au bonheur de voir l’un des dieux de mon adolescence, Zoltán Kocsis, diriger le monumental Kossuth (35 bois et cuivres !) avec autant de plaisir (et sans partition), en passant par les sonorités envoûtantes des Budapest Strings (et leur contrebassiste debout) dans une somptuosissime Musique pour cordes, percussion et célesta, suivie d’un Divertimento bondissant et aérien. Presque toutes les pièces interprétées font la place belle au cor anglais, peut-être l’instrument le plus sublime de l’orchestre.
Le moment le plus étonnant restera celui où, entendant un sublime solo de cor dans Kossuth, j’ai regardé les musiciens pour constater, abasourdi, que huit musiciens étaient en train de jouer dans une unité tellement parfaite qu’on n’entendait qu’un seul instrument.
Chapeau.
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