Salle Pleyel, Paris • 4.1.13 à 20h
Orchestre Philharmonique de Radio-France, Marek Janowski
Wagner :
– Der fliegende Holländer : ouverture
– Lohengrin : prélude de l’acte I ; prélude et scènes 1 et 2 de l’acte III (Annette Dasch, Elsa ; Stephen Gould, Lohengrin)
– Tannhäuser : ouverture et Venusberg
– Tristan und Isolde : prélude et Mort d’Isolde (Violeta Urmana, Isolde)
Bonne idée que ce concert des “greatest hits” de Wagner pour ouvrir l’année du bicentenaire (Wagner est né en 1913). L’impression globale reste néanmoins mitigée, en partie à cause de la conduite un peu prosaïque de Janowski qui, s’il sait ménager effets et accents, semble bien peu sensible au romantisme pourtant débridé de la musique. Certains passages, dirigés au métronome, manquent cruellement de rubato. Petite déception également du coté de l’Isolde d’Urmana, plus lyrique que dramatique : une belle voix qui ne parvient pas vraiment à émouvoir.
Concert par ailleurs largement gâché par le public, bruyant et phtisique… ainsi que, accessoirement, par l’air triste de Janowski, qui semble faire la moue comme un enfant que le Père Noël aurait oublié.

Je ne ressens pas çà à la ré-écoute du concert à la radio : le prélude de Tristan est romantique au plus haut point, complètement vibrant ; l'ouverture + venusberg de Tannhauser est claire et énergique (l'anti Thielemann peut-être), mais aussi sensuelle comme je l'ai rarement entendue.
Il est vrai que je ne vois pas la tête de Janowski !
Rédigé par : Philippe[s] de l'Escalier | 05 janvier 2013 à 12:02
> L'orchestre était en bonne forme, mais je n'ai vraiment ressenti aucune tension, aucun accent dramatique... Je n'étais peut-être pas idéalement réceptif. L'hyper-régularité de la pulsation dans Tannhäuser ne me semble pas relever de la perception subjective, cela étant...
Rédigé par : Laurent | 05 janvier 2013 à 17:18