Théâtre des Champs-Élysées, Paris • 18.10.12 à 20h
Orchestre National de France, Marin Alsop
Barber : Second Essay
Haydn : concerto pour violoncelle n° 1 (Sol Gabetta, violoncelle)
Chostakovitch : symphonie n° 5
Marin Alsop défend très bien le répertoire américain et elle obtient de l’ONF une remarquable et passionnante interprétation de l’Essay de Barber, avec une participation particulièrement délicieuse des cordes.
Puis le concerto de Haydn est un véritable feu d’artifice grâce à l’interprétation électrique, presque rock ’n’ roll, de Sol Gabetta. Un son profond et enivrant, des articulations bondissantes mais aiguisées… le son du violoncelle de Gabetta est fascinant. En bis, Gabetta interprète l’un de ses morceaux de bravoure, le Dolcissimo de Pēteris Vasks (qu’il faut aller écouter ici).
Une telle première partie laissait espérer une symphonie éblouissante. Il n’en fut malheureusement rien. C’est assez curieux de voir un orchestre résister à son chef, mais c’est l’impression qui se dégageait pendant une partie de la représentation. Il faut dire qu’Alsop aime les tempi débridés. Petits loupés et décalages ont ponctué la symphonie. Seul le troisième mouvement a semblé totalement réussi.

Commentaires