Salle Pleyel, Paris • 27.9.12 à 20h
Orchestre de Paris, Herbert Blomstedt
Bruckner : symphonie n° 8
J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer et la fatigue a eu raison de moi plus d’une fois, mais cette symphonie m’a paru bien longue… ce qui ne souligne que davantage la performance d’un Herbert Blomstedt, encore capable à son âge de diriger un tel monument de mémoire.
Je n’ai pas trouvé l’Orchestre de Paris au mieux de sa forme, même si les choses se sont améliorées en cours de route. Difficile de prendre le relais après l’enthousiasme communicatif du Budapesti Fesztiválzenekar, entendu la veille. L’orchestre fait un triomphe à Blomstedt. Je ne devrais sans doute pas généraliser, mais l’intensité avec laquelle un orchestre acclame un chef invité me semble en général inversement proportionnelle à la qualité de la prestation qui a précédé.
Bis inattendu, avec le scherzo de la deuxième symphonie du même Bruckner. “C’est très court”, nous assure Blomstedt. Ça prouve que tout est relatif…

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