Tabard Theatre, Londres • 7.7.12 à 19h30
Musique et lyrics : Cole Porter (1935). Livret : Moss Hart.
Mise en scène : Julia Hillman. Direction musicale : Patrick Rufey. Avec Robert Paul (The King), Amy Cooke-Hodgson (The Queen), Alana Asher (Princess Diana), Charlie Guest (Prince James), Kathleen Culler (Eva Standing), Herman Gambhir (Charles Rausmiller, “Mowgli”), Jonathan Leinmuller (Eric Dare), Emma “Scarlett Belle” Williamson (Karen O’Kane), Chris Dobson (Lord Wyndham), Adam Dutton, Catherine Nicole, Adam Pendrich, Hannah Powell, George Reeve, Holly Tyler, Lucy Ward.
Bien que Jubilee fasse partie de ces œuvres au potential commercial limité, c’était la deuxième fois que j’avais la chance d’en voir une production, après une version concert organisée sous l’égide des “Lost Musicals” londoniens au Her Majesty’s Theatre en 1999, avec le BBC Concert Orchestra.
Il s’agit d’une œuvre pleine d’esprit grâce au livret de Moss Hart, qui imagine ce que feraient les membres de la famille royale britannique s’ils pouvaient fréquenter plus librement leurs amis de la haute société. C’est ainsi que certains des personnages secondaires sont très clairement inspirés de Noël Coward, Elsa Maxwell ou Johnny Weissmuller. La partition de Cole Porter est charmante, bien qu’elle n’ait livré qu’un seul vrai standard à la postérité, la chanson “Begin the Beguine”.
La scène du minuscule Tabard Theatre est vraiment saturée lorsque les seize comédiens s’y trouvent simultanément, mais cela n’a pas l’air d’effrayer le chorégraphe, James Holbrooke, qui parvient à donner de la fluidité aux mouvements. La production est de bonne qualité et la plupart des comédiens sont très solides. Le plus dur est de s’habituer au son pas naturel du tout du piano électrique, qui n’est heureusement pas seul dans l’orchestre. L’accompagnement intègre discrètement le thème d’une chanson de Noël Coward… ainsi que, plus bizarrement, une brève citation de la “Cantina Band” de la musique de Star Wars.

Commentaires