Salle Pleyel, Paris • 5.6.12 à 20h
Orchestra Mozart Bologna, Claudio Abbado
Beethoven : Egmont, ouverture
Schumann :
– concerto pour piano (Radu Lupu, piano)
– symphonie n° 2
Peut-on jouer avec trop d’enthousiasme ? C’est le gentil reproche qu’on serait tenté d’adresser à cet orchestre par ailleurs excellent, qui met le turbo avec peut-être un peu trop de facilité. Mais la symphonie de Schumann et l’ouverture de Beethoven supportent très bien cette énergie débordante, et l’expérience est assez euphorisante.
À l’opposé du spectre, Radu Lupu ne risque nullement la contravention pour excès d’enthousiasme, lui qui rend le concerto de Schumann pratiquement méconnaissable tant il le ralentit, le ramollit et y accumule les fausses notes, à moitié couché contre le dossier de son siège. Il est manifestement bien difficile de se rendre à l’évidence lorsqu’on n’est plus en possession de ses moyens. Si je peux comprendre qu’on s’abstienne poliment de lui adresser les huées qu’il mériterait par égard pour son illustre carrière, je reste en revanche interloqué par l’ovation que lui réserve le public.

Il y en a qui bizarrement ont aimé: http://www.altamusica.com/concerts/document.php?action=MoreDocument&DocRef=4923&DossierRef=4503
Ou encore la:
http://wanderer.blog.lemonde.fr/2012/06/07/salle-pleyel-2011-2012-claudio-abbado-dirige-lorchestra-mozart-beethoven-schumann-avec-radu-lupu-le-5-juin-2012/
Rédigé par : gvgvsse | 10 juin 2012 à 18:47