Barbican Hall, Londres • 27.5.12 à 19h30
London Symphony Orchestra, Michael Tilson Thomas
Beethoven : concerto pour piano n° 3 (Llŷr Williams, piano)
Mahler : symphonie n° 4 (Elizabeth Watts, soprano)
C’était Yefim Bronfman qui devait interpréter le concerto, mais il a dû être remplacé au dernier moment et c’est le jeune (36 ans) pianiste gallois Llŷr Williams qui a repris le flambeau. Il propose une belle prestation, très propre, dans laquelle il parvient à insuffler un joli souffle romantique au-delà des traits virtuoses. Derrière lui, le son du LSO est à mourir de bonheur : du Beethoven comme j’aime, avec couleurs et accents.
En ce qui concerne la symphonie… je cherchais mes mots… mais je viens de retrouver ce que j’écrivais il y a un an environ lorsque le San Francisco Symphony était venu interpréter la deuxième de Mahler à Pleyel. Je n’ai pas un mot à changer :
Je trouve la direction de Tilson Thomas molle et maniérée. Les intentions ne semblent jamais menées jusqu’à leur terme. Les contrastes, excessifs, contrarient la continuité du propos. Les choix de tempi et de nuances semblent plus dictés par une volonté superficielle d’impressionner que par un véritable ressenti viscéral. En tout cas, moi, ça ne me fait pas vibrer
Je trouve que Tilson Thomas, contrairement à d’autres, vieillit mal. Seul certains passages du Ruhevoll conservent une certaine tenue. C’est le sublime LSO qui joue, donc ça ne peut évidemment pas être moche. Mais ça flirte souvent avec un début de vulgarité. Elizabeth Watts parvient à remettre un peu de tenue avec une belle interprétation de “Das himmlische Leben”.

j'avais failli faire le déplacement... je ne regrette pas.
Rédigé par : gvgvsse | 08 juin 2012 à 18:33