Arts Educational Schools, Londres • 28.1.12 à 15h
Musique et lyrics : Mel Brooks. Livret : Mel Brooks et Thomas Meehan, d’après le film de 1968 écrit et réalisé par Mel Brooks.
Mise en scène : Russell Labey. Chorégraphie : Drew McOnie. Direction musicale : Caroline Humphris. Avec Matthew Corner (Max Bialystock), Piers Bate (Leo Bloom), Melissa James (Ulla), Simon Bamforth (Franz Liebkind), Lewis Kirk (Roger DeBris), Robbie Boyle (Carmen Ghia), …
C’est la deuxième fois que je vois un spectacle dans cette école d’arts de la scène (après un Grand Hotel mémorable) et la deuxième fois que j’en ressors soufflé par autant de talent.
The Producers n’est pourtant pas une pièce facile à monter : outre les exigences techniques liées à la taille de l’œuvre, il faut deux comédiens particulièrement solides pour tenir les deux rôles principaux, qui sont très exigeants.
Défi relevé haut la main par des étudiants de dernière année, manifestement prêts à s’embarquer pour une carrière professionnelle. Si la mise en scène et la chorégraphie s’inspirent parfois du travail de Susan Stroman, la conceptrice de la production originelle, elles savent aussi se distinguer par de multiples trouvailles. Le décor de Colin Mayes, avec ses lettres lumineuses de grande taille, est superbe… et il s’adapte très bien (et avec beaucoup d’humour) aux situations successives de la pièce. Une plate-forme surélevée au milieu de la fosse d’orchestre permet de prolonger la scène et de créer à plusieurs reprises des effets très originaux.
Je suis encore sidéré par un mouvement créé sans doute par le chorégraphe Drew McOnie, qui montre Ulla descendre du bureau sur lequel elle est perchée en glissant sans difficulté apparente sur le dos d’un personnage penché sur le bureau.
Il reste, bien sûr, des maladresses… comme l’erreur de donner une canne à Leo dès le début de “I Want to Be a Producer”… ou l’effet comique manqué en ne ménageant pas de pause avant le lyric “It’s the worst show in town” dans le numéro d’ouverture. C’est aussi vraiment une très mauvaise idée d’avoir coupé le grand “numéro de onze heures” de Max, “Betrayed”. Cela affaiblit considérablement la fin du spectacle.
À part la forme de cabotinage très particulière de Matthew Corner, qui incarne le personnage principal, Max, et qui peut ne pas être du goût de tout le monde, c’est peu de dire que les comédiens font tous l’unanimité. Un régal.
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