Beatrix Theater, Utrecht • 14.1.12 à 20h
Musique : Claude-Michel Schönberg. Lyrics : Alain Boublil & Richard Maltby, Jr. Livret : Alain Boublil & Claude-Michel Schönberg. Adaptation néerlandaise : Seth Gaaikema.
Mise en scène : Laurence Connor. Direction musicale : Marcel Visser. Avec Stanley Burleson (The Engineer), Na-Young Jeon (Kim), Ton Sieben (Chris), Brigitte Heitzer (Ellen), Edwin Jonker (John), Kok-Hwa Lie (Thuy), …
Bien que Miss Saigon soit l’un des grands succès de ces vingt dernières années, je ne l’ai vu que deux fois, à Londres en 1995 et à New York en 1999. Près de douze ans après ma dernière rencontre avec l’œuvre, j’ai donc saisi avec plaisir l’occasion qui m’était offerte de voir cette nouvelle production, installée dans le grand et moderne Beatrix Theater d’Utrecht.
On n’est guère dépaysé par rapport à la production originale, du moins pour les souvenirs que j’en ai. Le célèbre hélicoptère est maintenant évoqué par le biais d’une projection, mais l’effet est vraiment réussi… et il est accompagné d’effets sonores qui auraient sans doute été difficiles à réaliser en 1991, à l’époque de la création du spectacle.
Cette production n’a qu’un défaut : les rôles principaux ont tous des difficultés avec leur voix. Certes, c’est la deuxième représentation du jour… et la partition est sans pitié… mais Stanley Burleson n’a plus une once d’aigu et Ton Sieben a de gros problèmes de justesse. La Kim de Na-Young Jeon s’en tire mieux, mais sa voix n’a pas le charme d’autres comédiennes ayant interprété le rôle, notamment sa célèbre créatrice, Lea Salonga, que j’ai vue en 1999 à New York.
L’œuvre est souvent grandiloquente, mais elle parvient aussi à être touchante… et il est indéniable que les deux auteurs des Misérables ont retrouvé — avec l’aide des autres auteurs crédités — une voix théâtrale qui atteint ses objectifs.
Puisque cette production est montée sous l’égide de Stage Entertainment, on pourrait s’attendre à la voir s’installer un jour à Mogador. Ne serait-ce pas justice pour ses deux auteurs français ?
Je suis un peu surpris qu’une partie des lyrics anglais me revienne au fur et à mesure que les chansons se succèdent, mais c’est sans doute parce que la plupart des chansons sont devenues des standards et que je les ai beaucoup entendues.
Bonjour, normalement cette production sera montée au Chatelet (comme pour les Miz en 2010) en anglais en 2013 ou 14. C'est ce qu'avait dit Schonberg l'année dernière lors d'une rencontre à l'apple store opéra
Rédigé par : Chris | 15 janvier 2012 à 17:34
Les projections dans les comédies musicales sont de plus en plus nombreuses. Je ne sais pas quoi en penser. Est un bien ou un mal ? Je suis persuadé qu'il y'en aura un certain nombre dans la nouvelle mise en scene du "phantom" qui débute le mois prochain lors d'une tournée en Grande Bretagne.
Rédigé par : Chris | 15 janvier 2012 à 17:37
> À mon sens, les projections ouvrent un univers de possibilités nouvelles. Comme tout procédé, elles peuvent être utilisées avec plus ou moins d’instinct ou de talent. Dans certains cas, les effets produits peuvent être somptueux (le premier exemple qui vient à l’esprit étant bien sûr le Sunday in the Park With George de la Menier Chocolate Factory).
Rédigé par : Laurent | 21 janvier 2012 à 19:40